Washboat de Lavaflo, une station de lavage écologique pour bateaux de plaisance.

0
2430
Les deux fondateurs de Lavaflo, Alain-Pierre Vautier (photo de gauche) et François Mahé.

Historique :

La formule consacrée et un peu obsolète, « En France on n’a pas de pétrole , mais on a des idées », pourrait bien convenir, à ses deux protagonistes. En effet, imaginée par François Mahé, 52 ans (concessionnaire moto), et Alain-Pierre Vautier, 53 ans (gérant de salons de coiffure), la société Lavaflo a été créée en décembre 2007, sur la pépinière nautique de Caen Norlanda.

De quoi s’agit-il :

Lavaflo, est une station de lavage pour bateaux, innovante et écologique, baptisée « Washboat ». La première station de boat-washing, qui a été inaugurée courant 2009, à Caen-Ouistreham, exploite, depuis l’été dernier, ce nouveau procédé. Sa commercialisation devrait s’accélérer en ce début d’année, et s’exporter, notamment vers la Corse, les Antilles, la Côte d’Azur, la Bretagne, les USA ou encore l’Espagne.

Pourquoi un tel engouement :

D’abord cette innovation technologique semi-autonome, est respectueuse de l’environnement. Ensuite, cette station de lavage semi-autonome donc, est alimentée électriquement par les réseaux EDF du port (380v triphasé), et est équipée d’un nettoyeur haute pression, accessible en libre-service 24 h/24. La station utilise l’eau de mer, une soixantaine de litres par bateau, pour produire de l’eau douce additionnée de « détergents biodégradables d’origine végétale » qui préservent et respectent l’environnement.

Une station de lavage made in France, haut de gamme, fiable, solide, et écologique.

Il faut savoir, par comparaison, qu’un bateau de plaisance consomme en moyenne entre 400 et 600 litres d’eau douce, et que, grâce à ce procédé, il ne faudra que soixante litres d’eau de mer recyclée, pour laver complètement un bateau standard, soit à peu près, dix fois moins qu’un lavage basse pression, et en plus l’installation ne nécessite ni travaux ni emprise foncière.

A noter, que le « Washboat » (station de lavage), consomme environ six kilowattheures par jour, mais une version équipée de panneaux photovoltaïques pour les régions ensoleillées est actuellement à l’étude.

Pour quel bateau :

Les bateaux de plaisance jusqu’à 16 mètres, soit un potentiel de 350 stations de lavage en France. Prudent, Yves Brouchet ne fixe aucun objectif, mais en présentant leur concept, courant 2009, François Mahé et Alain-Pierre Vautier, les deux concepteurs de WashBoat, avaient jugé plausible de vendre 250 stations d’ici fin 2012.

Pour quel utilisateur :

Si les centres de lavage automobile sont majoritairement exploités en franchise (plus des deux tiers), les stations, destinées à la navigation de plaisance, seront, en effet, vendues à qui le voudra (collectivités, gestionnaires de ports…), au prix unitaire de 140 000 €, pour un équipement susceptible d’accueillir deux bateaux en même temps.

Vidéo présentation de Lavaflo et du concept Washboat.

A savoir :

Vendue 140.000 euros pour la version accueillant deux bateaux, une station WashBoat est normalement rentabilisée en quatre ans. Au regard de l’afflux de demandes commerciales émanant du monde entier, l’entreprise « Lavaflo » table sur un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros et pense écouler 250 stations dans les quatre ans. C’est tout le mal que l’on peut leur souhaiter.

Fiche d’identité de Lavaflo :

Création : Janvier 2008 par Alain-Pierre Vautier et François Mahé.
Activité : Conception et construction de plates-formes flottantes de lavage haute pression pour bateau.
Basée à Caen (Calvados)
Effectif actuel : 2 (4 minimum en 2010)
Chiffre d’affaires prévisionnel : 1,4 M€ en 2009 ; 4 M€ en 2010 ; 8 M€ en 2011
Références : Site pilote sur le port de plaisance de Ouistreham (Calvados).

Pour en savoir plus : http://www.cleantechrepublic.com

LAISSER UNE RÉPONSE

Votre commentaire
Votre nom