Une première en Europe, une voiture de série a roulé avec du gazole constitué à 7 % d’huile issue de microalgues.

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Cet essai concluant ouvre la voie à un développement futur à grande échelle de cet additif qui permet d’envisager de belles économies.

La société girondine de biotechnologie française Fermentalg (créée en 2009), qui emploie 36 personnes, a fait le pari des microalgues avec des débouchés dans l’alimentation humaine ou animale, la cosmétique ou la chimie verte. Aujourd’hui elle vient de franchir un nouveau cap en faisant fonctionner dans la ville de  Libourne, un véhicule utilitaire de série avec avec un biocarburant contenant 7 % de microalgues, répondant au doux nom de Dunaliella Salina.

Pierre Calleja président fondateur de Fermentalg , assure que l’intérêt des algocarburants n’entrent pas en concurrence avec l’alimentaire. En effet, la culture des micro-algues, sans dommage pour l’environnement, s’effectue dans des fermenteurs où elles se reproduisent sous l’effet d’une lumière savamment dosée.

Grâce à un partenariat avec le CEA, Fermentalg a trouvé le moyen de les nourrir avec des sous-produits carbonés de l’industrie. Aujourd’hui fabriqués en quelques centaines de litres en laboratoire, Fermentalg veut passer à la vitesse supérieure en investissant, dès 2013, dans une unité industrielle pilote susceptible d’en produire des dizaines de mètres cubes.

Cette révolution, confirme qu’il y a plus que jamais de l’avenir pour cet additif aussi peu onéreux que potentiellement facile à produire à grande échelle en France. Le pays possède en effet le plus grand littoral d’Europe et aurait les moyens de mettre en place 30 000 hectares de salines dans un proche avenir, lieu de prolifération de ces microalgues.

A noter :

Conforme aux normes européennes, cet algocarburant peut théoriquement faire rouler tout véhicule. Mais on ne le trouvera pas dans l’immédiat à la pompe, pour cause de coût.

Vidéo ci-dessous :

Le scientifique bordelais et fondateur de la société Fermentalg, Pierre Calleja, s’est déjà distingué auparavant, en mettant au point le lampadaire à micro-algues absorbeur de CO2. Un lampadaire qui a dévoilé qu’il était capable de capturer 1 tonne de CO2 par année.

A savoir :

Les premiers essais du biodiesel ont été réalisés fin novembre « avec un véhicule utilitaire de série de marque française et sous contrôle d’huissier ». Reste maintenant à savoir, si ces algues « miracles »,  ne retomberont pas tel un soufflé, comme ce fut le cas du bioéthanol il y a quelques années.

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