Une « casse » pour bateaux et péniches ouvrira dès l’automne prochain à Toulouse.

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Cette activité de démantèlement des bateaux s’inscrit dans une logique de développement durable.

Comment gérer les bateaux et péniches abandonnés sur le canal du midi ? C’est pour répondre à cette question que La Compagnie d’exploitation des ports, créée en 1992, spécialisée dans le démantèlement et la démolition de navires en fin de vie, a été retenue pour créer dans le quartier Lalande, à Toulouse, le 1er site Fluvial Services.

En effet, même si actuellement, il existe deux chantiers de réparation à Toulouse, l’un au Pont des Demoiselles (où l’on répare les péniches) et l’autre à Ramonville (où sont entreposées les épaves de bateaux de plaisance), cela ne suffit plus, ils sont débordés. Fort de ce constat, l’établissement public français Voies Navigables de France (VNF), chargé de gérer la majeure partie du réseau des voies navigables de France, a lancé un appel à projets.

La Compagnie d’exploitation des ports, la seule à répondre à l’appel à projets lancé par VNF, devrait, dès cet automne démantelér les épaves qui jonchent le canal des deux mers, entre Bordeaux et Sète. Les Voies Navigables de France estiment qu’il y aurait environ entre 50 et 100 épaves de bateaux.

Pour l’heure, la Compagnie d’exploitation des ports (CEP, filiale de Veolia environnement) n’attend que la signature d’une convention avec VNF pour investir le site de Lalande qui se compose d’une plateforme en béton de plus de 3000 m2, d’un quai de 80 mètres et qui, par ailleurs, a une entreprise voisine des plus utiles : la DRIMM (Déchets Récup Indus Menag Montech).

Autre avantage, le site se trouve en bordure d’une voie d’eau, il est donc pratique pour acheminer les bateaux, qui seront ensuite montés à terre à l’aide d’une grue. En outre, les bateaux et leurs équipements (accastillages, voiles, mâts, etc.) seront recyclés ou détruits, ou proposés aux plaisanciers qui pourront se procurer des pièces d’occasion pour leur propre bateau. L’investissement s’élève à 270 000 €, pour un chiffre d’affaires annuel global potentiel de 600 000 €.

Cette casse pour bateaux devrait employer sept à huit personnes à Lalande mais certaines équipes ne seront là qu’au moment du démantèlement du bateau.

A noter :
Outre le danger potentiel qu’ils représentent, à la fois pour les ouvrages du canal, pour la navigation (vieilles amarres pouvant se rompre à tous moments),  ces vieux bateaux constituent également une pollution visuelle (voir photo ci-dessus).

Vidéo :

Un projet nommé Navi-Canal a été lancé par la Compagnie d’Exploitation des Ports. Ce projet téléchargeable sur plusieurs supports, offre de multiples renseignements, comme par exemple : informer les utilisateurs de bateaux sur la navigation et la météo,  sur le patrimoine ou le tourisme existant proche de leur position.

Clip promotionnel  du projet « Navi-Canal ».

A savoir :

Voies Navigables de France est en charge de la navigation sur les 700 km du bassin du Canal des Deux Mers (canal du Midi et canal de Garonne), de son entretien et de celui des 400 ouvrages d’art et bâtiments divers.

Source de l’article : http://www.objectifnews.com

Source vidéo : Déposée sur YouTube le 21 oct.2011 par teletoulouse.

2 COMMENTAIRES

  1. C’est une honte de dépenser autan d’argent depuis des années pour caser des bateaux des constructions uniques digne d’être classées monument historique comme certains toueurs, certaines péniches, bateaux a vapeur du Rhône sont partie a la casse en effacent le souvenir et les efforts de plusieurs generations qui ont construit leur vie et la notre autour des voies d’eau et des bateaux, si aujourd’hui on mettait un peu d’argent pour sauver les miettes qui reste d’un monde qui a disparu ; en Bretagne le fait de laisser des épaves de bateaux de pêche mourir doucement sur une berge est une vision plaine de charme et permet a des passionnés de sortir de la vase un morceau d’histoire en consacrent sa vie et tout ces efforts au bateau qui l’ aura touché
    depuis des années vnf n’a pour seul souci que de détruire ce patrimoine et faire place nette sur les canaux de France, c’est malheureusement déjà fait il ne reste plus grand chose a voir le long des canaux et rivières je le regrette et trouve cela très triste
    nous sommes aujourd’hui incapable de faire la moitié de se qu’on bâtie nos ancêtres, je serai tellement heureux d’apprendre que vnf facilite et encourage la vie et le travail sur l’eau au lieux de restreindre de jour en jour les possibilités et les accès :

  2. Beaucoup de particulier cherchent des bateaux à retaper pour en faire leurs lieux de vie!…et d’aventure.
    Il sufirairait de faire savoir que tel ou tel bateau est abandonné ,et vendu pour l’euro symbolique,et beaucoup seraient récupérés ,au lieu de finir en petits morceaux!

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