Un satellite franco-indien va révolutionner l’océanographie.

0
423
photo-satellite-Saral
Le satellite Saral est destiné à la surveillance de l’environnement. Sa mission principale est observer la surface des mers et des océans à l’aide d’ondes radar et ainsi obtenir une précision extrême de l’ordre de 3 cm.

Après un décollage réussi lundi après-midi à 13h31 (heure française), depuis la base de lancement de Satish Dhawan située sur une île au large des côtes méridionales indiennes, dans l’État de l’Andhra Pradesh (sud de l’Inde), la fusée indienne PLSV C-20 a mis en orbite, pas moins de sept petits satellites, dont le satellite franco-indien Saral, qui veut dire « simple » en hindi. Ce satellite embarque à son bord, un altimètre de nouvelle génération, qui va mesurer la hauteur des eaux et des glaces avec une précision inégalée.

Placé sur une orbite à 800 km d’altitude, le satellite franco-indien Saral, d’une masse de 400 kg, aidera à mieux comprendre le climat en mesurant, avec précision, la hauteur des eaux et des glaces de notre planète, grâce à son radar AltiKa. Cet instrument qui va révolutionner l’océanographie, a été fabriqué par Thales Alenia Space, pour le compte du Centre national d’études spatiales (Cnes). Il est également le premier à fonctionner en bande Ka (35,75 GHz ; 500 MHz).

Cette fréquence élevée lui permettra de s’affranchir des perturbations ionosphériques, d’avoir une meilleure résolution spatiale et verticale et, au final, de fournir des mesures plus précises que ses prédécesseurs. «AltiKa offrira une résolution accrue, à la fois dans les relevés d’altitude des étendues d’eau (3 à 4 cm seulement sur la hauteur de mer), comme dans les surfaces observées (3 km de diamètre)», a souligné Juliette Lambin, responsable des programmes «océans et cryosphère» au Cnes. De quoi améliorer sensiblement l’observation des glaces, des zones côtières et des étendues d’eaux continentales et contribuer ainsi au développement de ce que les spécialistes de l’agence spatiale française appellent l’océanographie opérationnelle.

photoSARAL-Altika
Le lancement du satellite indien Saral, avec à son bord l’instrument Altika fourni par le CNES, va permettre d’en savoir plus, sur les océans et les courants côtiers.

Avec une durée de vie de trois à cinq ans, AltiKa assurera ainsi la continuité des observations océanographiques, hydrologiques et glaciaires jusqu’à ce que la génération des satellites Sentinel, du programme européen GMES, prenne le relais. Saral embarque également un récepteur de troisième génération du système mondial de géolocalisation et de collecte de données Argos. Ce dispositif d’étude et de protection de l’environnement créé à la fin des années 1970 sous l’impulsion du Cnes, fête, cette année, ses 35 ans d’existence.

Caractéristiques :

Saral est un satellite d’une masse d’environ 380 kg qui utilise une plate-forme de type IMS-2 développée par l’agence spatiale indienne ISRO pour des satellites dont la masse est inférieure à 500 kg. Le satellite de forme rectangulaire mesure 0,98 m x 0,98 m x 2,6 m. Deux panneaux solaires de 1,2 m x 1,4 m fournissent 720 Watts dont environ 250 à 350 W sont utilisés par la charge utile.

Principaux instruments :

AltiKa : altimètre-radiomètre
Doris : système de positionnement
LRA : réflecteur Laser
Argos-3 : collecte de données des plateformes Argos

Vidéo :  Saral/AltiKa « la vigie des océans ».

À savoir :

Neossat, l’un des deux satellites canadiens lancés par la fusée indienne, est présenté par l’agence spatiale canadienne comme «le premier télescope spatial au monde dédié à la détection et au suivi d’astéroïdes et de satellites». Une mission qui tombe à pic, si l’on peut dire, dix jours après le survol de l’astéroïde 2012 DA14 et la chute d’une météorite qui a fait plus d’un millier de blessés dans la ville russe de Tcheliabinsk.

Source de l’information : http://www.lefigaro.fr

Source vidéo : http://video.orange.mu

LAISSER UNE RÉPONSE

Votre commentaire
Votre nom