Tragédie du navire « Le Joola » : « Une fleur dans la mer », d’Ibrahima Ndaw (Éditions Phoenix).

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Le navire "Le Joola" (photo ci-dessus) qui a sombré au large des côtes gambiennes, avait à son bord près de 2.000 passagers au lieu des 550 autorisés.

La vie d’ Ibrahima Ndaw né à Ziguinchor le 8 Juin 1944, bascule le 26 septembre 2002, jour de la catastrophe du navire « Le Joola ». En effet, ce cadre à la retraite, titulaire d’une licence en mathématiques et d’un Diplôme universitaire d’études scientifiques (DUES), qui fit sa carrière dans une Société africaine de raffinage, perdra, suite a cette tragédie maritime qui a frappé le Sénégal, ses trois filles, qui n’avaient que successivement 6, 8 et 11 ans. Aujourd’hui Ibrahima Ndaw, nous présente, comme pour exorciser le mal qui le ronge, un recueil de poèmes intitulé « Une fleur dans la mer ou le naufrage du bateau Le Joola« .

L’auteur se souvient :

« La nouvelle de la tragédie du bateau Le Joola m’est parvenue alors que j’étais au bureau. Je suis encore sous le choc de la nouvelle du naufrage du bateau lorsque j’apprends que mes trois filles sont dans le navire accompagnées de leur oncle maternel ».

Quelque neuf années après la tragédie, l’auteur écrit  « des fragments de ciel me tombent sur la tête ; le brouillard voile mes yeux… Puis les jours passent et les images des moments forts passés avec mes enfants refluent dans ma mémoire torturée ».

« Depuis ce jour, dit-il, mes nuits sont devenues terrifiantes et le souvenir de mes trois anges, mes trois pétales de fleur, ne cesse de me hanter. Un seul jour existe, le 26 Septembre ».

Rappel en bref des faits :

Le transbordeur « Le Joola » long d’environ 80 mètres, qui ne devait transporter que 550 passagers, a  fait naufrage, le 26 septembre 2002, au large des côtes gambiennes, faisant officiellement 1863 victimes (sans compter les passagers montés sans billets et les nombreux enfants de moins de 5 ans pour qui aucun titre de transport n’est délivré), et 64 rescapés (dont une française Mariama Diouf,  la seule femme qui ait survécu au naufrage).

La cause du naufrage :

« Le Joola » naviguait à 40 km des côtes de la Gambie à environ 170 km au sud de Dakar dans une mer houleuse avec des coups de vents à 50 Km/h et sous une forte pluie. Des bourrasques de vent ont accentué l’inclinaison du ferry surchargé, pour s’abriter du vent et de la pluie les passagers se sont précipités en masse du côté bâbord ce qui a brusquement accentué le déséquilibre du navire. L’inclinaison du bateau étant trop forte il s’est renversé sur le côté et l’eau s’est engouffrée par les hublots,  » Le Joola  » a chaviré brutalement en moins de cinq minutes …

Caractéristiques du bateau :

Construit dans un chantier naval en Allemagne, « Le Joola » était un transbordeur d’eaux côtières de 1.532 tonnes, 79m50 de long, une largeur de 12m50 et un tirant d’eau de 3m10. Sa cale de chargement de 450 m3 pouvait emporter 550 tonnes de marchandises, dont une dizaine de véhicules. Immobilisé depuis le 13 septembre 2001, pour la réparation d’avaries mécaniques et le remplacement de son moteur bâbord, « Le Joola » avait repris la liaison Dakar-Ziguinchor le 10 septembre 2002, soit 16 jours avant le drame.

Vidéo : Projeté le 26 septembre 2011 à l’Institut français Léopold Sédar Senghor de Dakar, le film-documentaire, « Le Joola : L’ancre du souvenir » du journaliste Papa Moctar Sélane, se veut un document contre « l’oubli », de cette tragédie maritime qui a frappé le Sénégal, il y a maintenant 9 ans. Tourné entre Dakar et Ziguinchor, le film a été produit par la société de production audiovisuelle Sen Productions. Une tournée de promotion est prévue courant novembre au Canada et une convention est en négociation avec un distributeur américain.

Extrait film documentaire « Le Joola ».

A savoir :

Ce recueil « Une fleur dans la mer », d’Ibrahima Ndaw », contient 25 poèmes (74 pages), et il est publié  par les Éditions Phoenix, au prix d’environ 9 euros.

Pour de plus amples informations sur cette tragédie, qui a fait plus de victimes que « Le Titanic« , nous vous invitons à consulter le site  Kassoumay.com qui relate le déroulement des événements.

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