Suite aux rejets radioactifs de Fukushima, le contrôle des navires, en provenance du Japon, se renforce.

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Containers, dans la zone portuaire de la La ville d'Anvers connue pour son port international de marchandises, extrêmement développé et étendu.

Après les Etats-Unis, l’Australie, Hong Kong, Singapour, et la Russie (suite à un bateau en provenance du Japon sur lequel a été détecté un niveau de radioactivité trois fois supérieur à la normale), qui ont interdit l’importation de lait, produits laitiers, légumes frais, fruits provenant des préfectures autour de la centrale nucléaire de Fukushima, mais aussi  la France, qui a demandé à la Commission Européenne d’imposer un « contrôle systématique » sur les importations de produits frais en provenance du Japon aux frontières de l’Union Européenne, c’est au tour de la Belgique de prendre des mesures, et de renforcer les contrôles sur les bateaux ayant navigué au Japon ou dans sa région, et cela afin d’éviter toute contamination radioactive, selon le communiqué du mercredi  30 mars de l’autorité gestionnaire du deuxième port européen.

*En effet, les navires arrivant à Anvers, deuxième port européen derrière Rotterdam (Pays-Bas) et l’un des 15 plus grands ports du monde, devront présenter la liste des 10 derniers ports où ils ont mouillé. « Si l’un de ceux-ci est situé dans la région du Japon, les autorités portuaires pourront effectuer des mesures de radioactivité à bord. Si des taux anormaux sont relevés, les bateaux seront pris en charge par l’Agence Fédérale Belge de contrôle nucléaire », ajoute le même communiqué.

Ces mesures de précaution supplémentaires sont prises car, « en raison de la catastrophe nucléaire (de Fukushima), il est possible que des navires venant de cette région soient contaminés par des particules radioactives », souligne l’autorité du port belge. Elles visent à « éviter tout risque de santé, tant pour le personnel du port que pour les personnes vivant dans ses environs », ajoute le texte, tout en soulignant qu’il n’y a « pas de raison de s’inquiéter ».

Les marchandises en provenance du Japon qui transitent à Anvers sont « principalement des conteneurs et des voitures » et elles ne représentent qu’une part « relativement petite » de l’activité du port belge, selon la même source. De plus, tous les conteneurs transitant par Anvers passent déjà par des détecteurs de radioactivité, une mesure mise en place après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. *Source de l’article : http://m.lavenir.net

A noter :

D’autres ports européens, dont celui de Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, ont exigé des mesures de précaution concernant les bateaux ayant navigué dans les eaux japonaises, rapportait mercredi le quotidien Financial Times Deutschland.

Outre le lait, l’eau du robinet et certains légumes, le Japon s’inquiète sur la radioactvité que pourrait dégager les poissons, les algues et les fruits de mer (voir vidéo ci-dessous).

Vidéo : Extension des contrôles sur les aliments au Japon.

A savoir :

L’exemple d’un bateau refoulé de Chine en raison d’un taux de radioactivité supérieur aux normes inquiète plusieurs grands ports européens, mais aussi internationaux.

Actualité :

Un sommet de l’AIEA sur la sûreté nucléaire : mercredi dernier, au cours d’une conférence de presse, le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, a annoncé qu’une conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire aura lieu du 20 au 24 juin 2011 à Vienne, pour tirer les leçons de la crise nucléaire en cours au Japon.

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