Plongeur scaphandrier professionnel en action.
Pour exercer le métier de scaphandrier il est préférable d’avoir des compétences de soudeur car c’est la spécialité recherchée, et parler anglais tant le marché est international.

Devenir scaphandrier ou plongeur professionnel ne s’improvise pas. C’est un métier difficile.

Il faut intervenir dans les milieux pollués (plongée dans les stations d’épuration, les égouts ; récupération de jus de poubelle, le lixiviat, dans des zones Atex), dans le nucléaire (plongée dans les piscines des réacteurs), en mer (interventions sur installations pétrolières ou gazières, ou encore, sur des hydroliennes ou des éoliennes offshore), dans les eaux intérieures (fleuves, rivières, ruisseaux et barrages hydroélectriques), en bref, il faut être, totalement disponible et mobile géographiquement, polyvalent, hyper sérieux, très motivé, solide physiquement, sans oublier un esprit d’équipe.

Le scaphandrier, également appelé plongeur professionnel, intervient dans un milieu où la pression augmente graduellement avec la profondeur. Cette ambiance hyperbare pose de nombreuses contraintes au plongeur qui doit respecter des procédures rigoureuses pour accéder à la profondeur du chantier, y vivre pendant la durée des travaux et en sortir en toute sécurité. Ces contraintes exceptionnelles imposent au plongeur une formation longue et difficile.

Après deux à trois mois de formation, les jeunes « plongeurs pros » se retrouvent sur le marché du travail. De nombreuses opportunités s’offrent à eux dans des secteurs très variés : les travaux maritimes, l’industrie pétrolière, les opérations de génie civil, l’industrie nucléaire, etc. La vie de ces travailleurs n’est pas toujours très facile (plongées fatigantes, en eau trouble, souvent froide, parfois polluée, etc.) mais les salaires sont en général très motivants.

La réglementation hyperbare française définit précisément les prérogatives des plongeurs professionnels en terme de profondeur et de travaux subaquatiques. En fonction de leur formation, les scaphandriers ont accès à plusieurs zones de profondeurs, définies par une catégorie, appelée « Classe » que vous pouvez retrouver ici

Pour info :

Des profils maîtrisant l’anglais, ayant une vision internationale, connaissant l’informatique pourraient avoir de l’avenir dans ce métier. Aujourd’hui, il n’y a par exemple aucun géomètre DPLG qui soit scaphandrier. Le jour où cela arrivera, on se l’arrachera car la profession a besoin de ces compétences pour vérifier entre autres l’implantation d’une digue ou établir une topographie sous-marine. Elle manque aussi d’ingénieurs en corrosion ou de géotechniciens (propos de Jean Lelièvre, directeur QHSE « Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement » d’Hydrokarst, président du SNETI et vice président de l’INPP (Institut national de plongée professionnelle).

Vidéo : scaphandrier, un métier à risques.

A savoir :

Pour ceux qui choisissent de s’expatrier ou de partir pour des missions de plusieurs semaines ou de plusieurs mois, les salaires oscillent entre 3.000 et 6.000 euros par mois en fonction de l’expérience et des spécialités. Et dans certains milieux comme l’exploitation pétrolière offshore, les salaires peuvent atteindre 10.000 euros par mois, même pour de jeunes scaphandriers fraîchement sortis de l’école. Source de l’article : E.N.S. Ecole Nationale des Scaphandriers à Saint-Mandrier (83430).

L’État a accordé début 2014 deux agréments de formations de scaphandriers classe II A, jusque-là exclusivement dispensées par le seul Institut national de plongée professionnelle (INPP). L’un de ces agréments a été délivré au CAP Trébeurden, l’autre au CMPP (Centre méditerranéen de plongée professionnelle). Renseignements, inscriptions : http://www.ens-france.com/les-formations

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here