Principes de base pour régler le mât d’un voilier.

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Les gréements carbone pour voiliers sont connus pour leur tolérance exceptionnellement élevée.

Petit historique :

Depuis la moitié du XIXe siècle, les mâts étaient réalisés en tôle d’acier roulée et rivetée. Cela permettait une plus grande résistance, une facilité de fabrication et une plus grande fiabilité pour un poids réduit dans les hauts.

Mais aujourd’hui, la plupart des voiliers de plaisance ont des mâts en alliage d’aluminium, voire en composite carbone pour des unités de course, dont les profils, parfois très élaborés (notamment mâts aile pivotants), peuvent même être une partie propulsive associée à la voile. Une partie des manœuvres courantes passe à l’intérieur, limitant le fardage et les bruits aériens. (Source de l’article : http://fr.wikipedia.org).

Description :

Le mât est un pylône vertical qui soutient les voiles, maintenu, dans sa position à l’avant, par l’ étai, à l’arrière, par le pataras, et de chaque côté verticalement par ce que l’on appelle les haubans, ou bas haubans. Les barres de flèche, quant à elles, sont solidaires à la fois du mât et des haubans, et réduisent la flexion latérale du mât.

Le réglage du mât sur un voilier :

La quête du mât incliné vers l’arrière, dans un plan longitudinal permet d’augmenter la proportion de creux dans la grand voile et donc la puissance. A l’inverse, plus le mât sera cintré (cunningham), plus il adoptera un profil qui lui permet d’effacer le creux de la Grand Voile, en le déplaçant vers l’avant, et donc de réduire la puissance de la voile.

Attention :

Un cintre excessif va rendre le gréement plus mou et causer une perte de performance.

Recommandation :

Les réglages doivent se faire de préférence du côté sous le vent, là où la tension est faible ou réduite.

Les barres de flèches :

Le rôle premier des barres de flèches (petits espars, situés à une certaine hauteur sur le mât) est de tenir le mât et de transférer l’effort à la coque via les haubans et les cadènes. Les barres de flèches peuvent être modifiées à la fois en longueur et en angle, par rapport à l’axe du bateau.

A noter :

Si le pataras (câble reliant la tête de mât à l’arrière du bateau) est trop raide, le haubanage peut être détendu par une courbure excessive. Au portant, il est également impératif de limiter la course du pataras afin de ne jamais inverser la courbure du mât. Rappelons que le pataras contribue à maintenir le mât dans sa position verticale en longitudinal, et qu’il fait partie des manœuvres dormantes ; il peut être simple ou double.

Vidéo (Watch Free) Comment régler le mât de son voilier.

A savoir :

Certains dériveurs sont munis d’un système de réglage de la quête du mât, via la drisse de foc, la compréhension générale de ce système demande de connaître les effets du déplacement du centre de voilure par rapport au centre de gravité du bateau (ardent ou mou). Certains dériveurs modernes sont pourvus d’un cunningham de foc.

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