« Planète océan en solitaire », l’épopée scientifique à la voile, d’Alexia Barrier.

0
742
4myplanet_Alexia_Barrier_Monaco_photo
Baptisé 4myplanet, ce 60 pieds a été fabriqué en collaboration avec le célèbre chantier naval Wally.

Du 11 janvier au 4 juin 2010, Alexia Barrier, l’une des plus talentueuses navigatrices des courses en haute mer, a parcouru 20.000 miles en solitaire (Méditerranée, Atlantique Nord et Sud), à bord de son voilier expérimental 4myplanet (retrouvez l’article lié à Alexia Barrier « Un tour du monde en 60’ Imoca, avec zéro production de CO² » ici). De cela, la jeune navigatrice âgée de 30 ans, a recueilli durant cette aventure, des centaines de milliers de données scientifiques sur l’atmosphère et l’eau envoyées en temps réel aux organismes qui étudient le réchauffement des océans. A travers son livre « Planète océan en solitaire« , elle nous fait partager son expérience grâce à son Journal de Bord, qui reprend les différentes étapes de son voyage et toutes ses anecdotes marines.

Introduction de l’éditeur :

Native de la Côte d’Azur, elle vogue dès l’âge de trois ans sur un voilier de six mètres en Méditerranée et dans l’Atlantique. À quinze ans, elle devient monitrice de voile avant d’embrasser la carrière de navigatrice professionnelle. Après avoir remporté plusieurs compétitions, elle se lance dans des courses au large en solitaire sur monocoque et multicoque.

En 2005, elle participe à la Transat 6.50. L’année suivante, elle court la Transat Ag2r aux côtés de Samantha Davies. A ce jour, elle a pris part à sept transatlantiques. Élève de Dennis Conner, de Florence Arthaud et de Luc Poupon, elle compte participer en 2012 au mythique Vendée Globe, course en solitaire autour du monde sans escale et sans assistance.

En 2010, pour la première fois dans l’Histoire, une navigatrice arpente en solitaire l’océan Atlantique à des fins scientifiques. Il s’agit pour elle de collecter des données destinées à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et aux programmes Coriolis et GOSUD encadrés par l’lfremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

Sa mission n’est pas sans rappeler celle d’Alain Bombard qui, en 1952, entreprit seul la traversée de l’Atlantique, à bord d’un radeau de fortune. Certes, la finalité des deux voyages n’est pas exactement la même : Bombard cherchait à prouver qu’un homme est capable de survivre seul au milieu de la mer, Barrier veut démontrer qu’un navigateur peut contribuer à la connaissance des eaux de surface. Mais dans les deux cas, chacun a pour mission de faire avancer la science, celle des océans et celle de l’homme. À bord de leur bateau, jour après jour, Bombard et Barrier observent, expérimentent, mesurent, consignent. Leur moisson sera précieuse aux chercheurs et à l’humanité tout entière.

Le voilier de la jeune navigatrice s’appelle 4myplanet, « pour ma planète », un nom qui résume à lui seul la philosophie de la mission : nous habitons tous la même Terre, nous devons mieux la connaître afin de pouvoir la sauver. Aujourd’hui, le moment est venu d’inventer un nouveau monde, comme Alexia Barrier le répète inlassablement dans un récit où la science est au service de l’environnement.

Vidéo : Alexia Barrier invitée de Guillaume Durand (2010).

A savoir :

Livre « Planète océan en solitaire » :

Auteur : Alexia Barrier / Date de saisie : 21/01/2011

Genre : Biographies, mémoires, correspondances…

Editeur : Rocher, Monaco, France

Prix : environ 17 euros

Source vidéo du 11 janvier 2010 : Le Tour de monde à la voile d’Alexia Barrier sur Radio Classique.

LAISSER UNE RÉPONSE

Votre commentaire
Votre nom