Norvège : l’Université technologique de Trondheim (NTNU) travaille sur un système de propulsion des bateaux, économe en énergie.

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Ce laboratoire de bassin est utilisé pour la recherche fondamentale et appliquée sur les structures et les opérations maritimes. Une simulation de l’environnement total, y compris le vent, les vagues et le courant, offre une possibilité unique pour les essais de modèles dans des conditions réalistes.

Dans le monde, de nombreux pays développent une stratégie dynamique pour leur filière de construction navale : l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne, la Finlande, la Norvège, pour ne citer que certains des principaux pays impliqués, préparent le navire du futur, et ont tous lancé des programmes nationaux avec des moyens financiers incitatifs significatifs à la clé.

Parmi les pays engagés dans cette voie, l’Université Norvégienne de Trondheim élabore depuis plusieurs années, un projet intéressant qui a pour sujet : comment utiliser les vagues pour propulser les bateaux?

En effet, le département de technologie marine de l’Université technologique de Trondheim (NTNU) travaille depuis 2008 sur un système de propulsion des bateaux, économe en énergie. Le professeur Sverre Steen travaille sur cette question depuis 2008, mais cela fait plus de 150 ans que des inventeurs tentent de créer un système commercialisable.

Inspiré du déplacement de la baleine :

L’idée est née des baleiniers, qui ont observé qu’une fois la baleine tuée, celle-ci continuait d’avancer à une vitesse d’environ 1 nœud sous l’effet des vagues. Depuis le premier brevet déposé par Daniel Vrooman en 1858, nombreux sont ceux qui ont suivi son idée.

Plus récemment le norvégien Einar Jakobsen, un ingénieur électricien de Sorumsand, avait un projet pour compléter ou remplacer les moteurs à hélice traditionnels. En 1978 il travailla donc sur son projet Foilpropell (littéralement propulsion par feuille). Malheureusement pour lui son invention a vu le jour un peu trop tard… Il présenta ses résultats en 1981 au laboratoire norvégien d’hydrodynamique (aujourd’hui MARINTEK à Trondheim), mais le prix de l’énergie fossile était bon marché et le coût supplémentaire lié à la mise en place de son invention n’était plus justifié. Au cours des 2 derniers siècles, ce sont donc des américains, des canadiens, des russes ou encore plus récemment des japonais qui ont mis au point leur version de cette propulsion naturelle.

Comment cela fonctionne ?

Une nageoire artificielle est installée sous le bateau. Expliqué de manière simplifiée, l’action des vagues fait osciller la nageoire de haut en bas. Cette nageoire étant reliée à des ressorts, elle permet donc la propulsion. La nageoire artificielle permet de stabiliser partiellement le bateau, ce qui a pour effet d’économiser du carburant.

L’expérience norvégienne :

Après des tests en bassin et piscine à MARINTEK (institut fondé en 1913 à Trondheim, par un groupe de visionnaires) ayant pour objectif principal de trouver l’angle optimal pour les nageoires artificielles, les premiers résultats laissent croire que les systèmes à ressorts sont tout aussi performants que les nageoires contrôlées.

Actualité :

En parallèle des tests menés par le professeur Sverre Steen et Eirik Bockmann, cette idée a aussi séduit Rolls-Royce Marine Ulsteinvik, qui se penche sur une utilisation commerciale des fruits de cette recherche. Affaire à  suivre!

Vidéo : présentation de MARINTEK.

A savoir :

MARINTEK lance un nouveau navire baptisé en anglais Offshore Accommodation Vessel, qui ne subira plus le roulis de la mer en générant ses propres vagues, à l’intérieur de sa coque. A découvrir via le lien ci-dessus.

Source de l’article : http://www.bulletins-electroniques.com

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