Mylène Paquette, première nord-américaine à traverser l’océan Atlantique Nord, à la rame en solitaire.

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Mylène Paquette est ambassadrice pour la Fondation David Suzuki au Québec dans le cadre du programme « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant ».

Partie le 6 juillet 2013 d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, au Canada, cette jeune et sympathique Montréalaise a ramé seule dans l’Atlantique nord, d’Ouest en Est. Elle a franchi la ligne d’Ouessant (France) en fin de matinée, le 12 novembre dernier, après 28 jours, et 23 heures de traversée, avant de rejoindre Lorient en début de soirée.

Après être devenue la première québécoise à traverser l’Atlantique à la rame au mois de janvier 2010, et cela afin de lever des fonds pour l’Hôpital Ste-Justine à Montréal, Mylène Paquette inscrit à 35 ans, un nouveau record, celui d’être la première nord-américaine à avoir effectué un transatlantique à la rame en solitaire et sans assistance, en moins de 30 jours.

Son périple n’a pas été sans incidents :

Mylène Paquette a signalé que son bateau a chaviré deux fois au cours de la tempête tropicale Humberto. La tempête a généré des vagues de huit mètres de hauteur. Elle a perdu une partie de ses provisions et son iPhone. Son téléphone satellite a également été endommagé à la suite du chavirement. Au cours de son voyage, elle a été réapprovisionnée par le Queen Mary 2 à la grande joie des passagers.

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Fabriquée de matériaux composites, lui assurant rigidité, légèreté et fiabilité, l’embarcation a rempli son contrat et donné entière satisfaction à Mylène Paquette.

Caractéristiques de l’embarcation à rame océanique :

• Construite en fibre de verre, mousse et résine
• Conçue pour être auto-redressable en cas de chavirage
• Mesure 7,31 mètres de long sur 2,10 mètres de large
• Atteint un poids de 1200 kg une fois chargée

Pour  info :

Agrémenté de deux cabines étanches et d’un sas pouvant garder au sec tout le matériel nécessaire, le bateau a embarqué pour ce périple, un dessalinisateur d’eau, radio-balises de détresse (EPIRB), radeau de survie, habit d’immersion, deux panneaux solaires de 85 watts pouvant charger deux batteries de 85 Ah chacune (téléphones satellites, connexion Internet, ordinateur portable, système de repérage par positionnement satellite, etc..).

« Par l’acoustique sous-marine, on peut détecter des baleines sur de grandes distances, pouvant dépasser 100 kilomètres, parce que le son voyage beaucoup mieux dans l’eau que dans l’air ».

A travers ce projet physique et mental, Mylène Paquette s’est également investie à être le porte parole de la cause environnementale en étant un témoin privilégié des répercussions de l’activité humaine sur les océans, le golfe et le fleuve Saint-Laurent. En effet, durant son périple, la rameuse a ainsi procédé à la détection acoustique de baleines. Pour ce faire, un hydrophone avait été installé sur le bateau Hermel, du nom du Rimouskois Hermel Lavoie, qui a mis au point les différents instruments dont était dotée l’embarcation. L’hydrophone du bateau a depuis été remis aux chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski.

Vidéo : Mylène Paquette présente son embarcation.

A savoir :

À 11 h 09 heure de France (05 h 09 EST) le 12 novembre 2013, après 129 jours en mer, 10 chavirages et des vagues de plus de dix mètres, Mylène Paquette est devenue la première nord-américaine à traverser l’océan Atlantique Nord, à la rame en solitaire – du Canada à la France.

Pour en lire + : http://www.lapresse.ca
Site officiel de Mylène Paquette : http://www.mylenepaquette.com

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