Mer du Nord : état d’alerte sur une plate-forme offshore exploitée par Total.

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"Colmater cette fuite de gaz, pourrait prendre au moins six mois", a déclaré à Reuters, David Hainsworth, responsable sécurité, santé et environnement chez Total Exploration & Production UK.

La fuite de gaz survenue dans la nuit de dimanche à lundi, sur le gisement gazier Elgin, à 240 kilomètres (149 miles), à l’est d’Aberdeen en Écosse prend de l’ampleur. Si aucun blessé ou pollution n’est à déplorer pour l’instant, la production opérée par le groupe Total E&P UK Limited, des champs d’Elgin, Franklin et West Franklin, est quant à elle totalement arrêtée. Par ailleurs, ce mardi après-midi, les autorités ont décidé d’interdire les vols à moins de 3 miles nautiques (5,5 km) de la plateforme Elgin et la navigation à moins de 2 miles (3,7 km).

D’après  les dernières informations communiquées par un porte-parole de Total à Aberdeen, le gaz n’a pas pris feu. Les 238 employés de la plateforme d’exploitation d’hydrocarbures, ont été évacués par hélicoptère lundi, sans avoir pu stopper la fuite. Et pour cause, Elgin est surnommé «le puits de l’enfer» en raison de la pression et de la températures «extrêmes», selon les termes du site Internet de Total, qui règnent dans ce réservoir de gaz, enfoui 5000 mètres sous le fond marin. Selon Total, la pression est de l’ordre de 1100 bars, l’équivalent d’une tonne concentrée sur la surface d’un ongle. Par comparaison, la pression dans le puits de Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique, théâtre de la pire marée noire des États-Unis, en 2010, était de 800 bars.

Deux bateaux-pompes sont en alerte à la limite des 2 miles, prêts à intervenir. Mardi après-midi, les experts de Total n’expliquaient toujours pas les raisons de la fuite. Parmi les opérations possibles est évoqué le forage d’un puits de secours qui permettrait de réduire la pression de la fuite dans le puits d’origine.

A noter :

Selon le porte-parole de la compagnie française à Aberdeen, 20 tonnes de gaz auraient fui. Par ailleurs, du condensat de l’huile, s’étalait mardi sur 4,8 km2. Un avion avec du dispersant à bord se tenait prêt à décoller. La compagnie Shell a réduit son personnel sur ses plateformes voisines de Shearwater et Noble Hans Deul.

A savoir :

Les conséquences pour l’environnement de fuites de condensats de gaz naturels sont nettement moins graves que celles des marées noires pétrolières, a fait savoir le ministre britannique de l’Energie. Une zone d’exclusion maritime et aérienne a été décrétée autour de la plate-forme. La plateforme de Elgin-Franklin, qui peut produire 280.000 barils  par jour, a été totalement évacuée.

Source :  Total E&P UK Limited (TEP UK)

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