L’hôtel de luxe 100% écolo, de Marlon Brando.

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Dix ans après la mort de Marlon Brando, le palace de luxe 100 % vert construit sur l’atoll de Tetiaroa, où vécut l’acteur américain entre 1970 et 1990, a ouvert ses portes.

Après deux ans de travaux et 100 millions d’euros, le rêve de l’acteur américain Marlon Brando a pris corps : un hôtel écolo cinq étoiles baptisé « The Brando » a ouvert ses portes sur son atoll inhabité de Tetiaroa, en Polynésie française. L’acteur américain, mort en 2004, était fasciné par la Polynésie, où il avait tourné l’un de ses films, «Les révoltés du Bounty» (1962). Il avait acheté l’atoll situé au nord de Tahiti, et y avait bâti un petit hôtel, sans grand succés à l’époque, qui a depuis été fermé.

Après beaucoup d’opiniâtreté, d’investissements en temps et en argent la société Tahiti Beachcomber qui loue les 78 hectares du motu (îlot, en tahitien) aux héritiers de Marlon Brando, a réalisé un hôtel de luxe 100% écolo, comme le souhaitait Marlon Brando, dont le grand-père était originaire d’Hagueneau dans le Bas-Rhin.

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Cet hôtel de luxe est un florilège des techniques écologiques les plus avancées.

Dans cet établissement, la climatisation, par exemple, est assurée par un procédé déjà éprouvé dans un autre hôtel du groupe, à Bora Bora : le SWAC (See Water Air Conditioning). Le principe est de puiser de l’eau de mer à un peu plus de 900 mètres de profondeur, pour la remonter à la surface. La température basse de ces eaux profondes (4°C) permet de refroidir un autre circuit d’eau en surface, avec un impact très faible sur l’environnement.

En dehors de la climatisation, les besoins énergétiques de l’hôtel sont couverts par des centaines de panneaux solaires, et par un groupe électrogène fonctionnant à l’huile de noix de coco, produite en Polynésie. Un osmoseur (processus qui aboutit à de très bons résultats, car il élimine de 95% à 98% des particules ou éléments présents dans l’eau) permettra de disposer d’eau potable, et les déchets seront réacheminés vers Tahiti, principale île de la Polynésie française.

«Dans la construction, on prend des aito, qui sont des espèces invasives qui prennent le dessus sur la végétation endémique, on prend aussi du bois de forêt d’origine certifiée, renouvelée durablement», a souligné à l’AFP Laurent Darcy, directeur en charge des projets spéciaux du groupe Pacific Beachcomber, dont la société Tahiti Beachcomber est une émanation.

 

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Un palace 100 % vert au confort 5 étoiles.

Chef étoilé et recherche scientifique :

«On s’interdit le recours à certains matériaux, comme des colles ou des solvants, on est en autonomie énergétique : tout cela est fait pour avoir un impact sur l’environnement très minimal», a assuré M. Darcy. Pendant deux ans, l’atoll était peuplé de quelques 300 ouvriers, pour que l’hôtel puisse ouvrir après une phase de test en juillet de cette année.

Par ailleurs l’hôtel de luxe « Le Brando » emploie environ 160 personnes et accueille aussi des missions scientifiques liées à l’environnement. En 2012 à Tetiaroa, une introduction de mâles stérilisants parmi les moustiques de l’atoll avait donné des résultats concluants. Elle pourrait être approfondie sur place par l’Institut Louis Malardé, car les maladies transmises par le moustique constituent d’importants problèmes de santé publique en Polynésie

A noter :

La visite de conformité et le certificat devrait être délivré avant fin décembre, ce qui est essentiel pour que la société puisse bénéficier de la défiscalisation sur ses constructions, ou encore sur ses investissements dans les énergies renouvelables. En outre, même si cet hôtel écologique haut de gamme ne peut pas accueillir plus d’une centaine de personnes, il offre un bol d’air frais au tourisme polynésien, qui peine à redécoller après dix ans de crise.

Vidéo : l’ établissement, protégé par un magnifique écrin de verdure, propose des prestations grandioses et accueille de grandes célébrités.

A savoir :

Ils faudra débourser 3.000 euros par nuit pour une «villa», un bungalow de grand luxe équipé d’une piscine, d’une baignoire en terrasse et d’une vue sur un lagon turquoise. Ceux qui viennent en famille préfèreront sans doute les villas à plusieurs chambres, dont la plus grande sera proposée à environ 9.000 euros la nuit.

A ce prix-là, tout est inclus, des excursions avec guides naturalistes jusqu’aux repas gastronomiques proposés par le chef trois étoiles Guy Martin, qui tient le Grand Vefour à Paris (75001). Et enfin, pour acheminer ces touristes fortunés sur l’atoll depuis Tahiti, une nouvelle compagnie, Air Tetiaroa, va acquérir deux petits avions de neuf places : des Britten-Norman 2T, qui feront le trajet en 20 minutes.

1 COMMENTAIRE

  1. BEAUCOUP D INFOS COMPLETEMENT ERRONNEES ! Marlon n’a jamais voulu construire un hotel ecolo , il trouvait l’ancien tres bien comme ça !!! Seul un projet d’université de la mer était son désir ! ce qui n’est pas la mm chose ! I n’a rien acheté du tout , et n’a rien bâti non plus ! l’atoll et des infrastructures d’accueil famillial existait déjà plus ou moins ! Sa liaison avec Tarita et sa famille , l’a incité a financer un petit peu pour aider a à un agrandissement des infrastructures et en faire par la suite un Hôtel officiel . Ca c’est la vérité !

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