L’ex-commandant de la frégate La Fayette, jugé pour harcèlement moral, a été condamné à un an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende.

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Sébastien Wanké, avec sa maman. Ce jeune marin s’est suicidé le 15 juin 2010. Son commandant Eric Delepoulle est accusé de l’avoir poussé à bout.

Éric Delepoulle, ancien commandant de la frégate La Fayette (un des fleurons de la Marine nationale), jugé ce lundi par la 8e chambre correctionnelle militaire du tribunal correctionnel de Marseille, pour harcèlement moral après le suicide à bord d’un jeune officier marinier de 32 ans, originaire de Buxy, en Saône-et-Loire, a été condamné à un an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende.

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Eric Delepoulle ancien commandant de la frégate La Fayette, a été mis en examen en août 2010, après une plainte contre X pour « délits de harcèlement moral et provocation au suicide » par les proches du jeune homme.

Une première dans l’histoire de la Marine nationale :

Pas tant à cause du chef d’accusation, le harcèlement moral, contre un haut gradé de la Marine, ou du drame qui se serait suivi, le suicide d’un de ses jeunes subalternes, mais parce que l’affaire a transpiré hors les murs si hermétiques de l’armée pour éclater au grand jour, devant la justice. Rappelons tout de même, que l’enquête interne avait totalement disculpé le prévenu.

Vidéo : rappel des faits avec M. Barate et A. Missud, avec le témoignage de Martine Wanké, mère de Sébastien Wanké, interrogée le 17 novembre 2013 à Buxy en Saône-et-Loire (source vidéo : http://bourgogne.france3.fr).

A savoir :

La quarantaine, marié avec 6 enfants, le prévenu Éric Delepoulle, à qui on a retiré le commandement de navires mais qui a été décoré de la Légion d’honneur et bombardé à l’État-major des armées, comme chef de projet des nouvelles technologies en matière d’armement, avait de quoi faire s’indigner encore hier, de nombreuses personnes, qu’elles soient militaires ou civiles.

La famille de Sébastien Wanke avait demandé 190.000 euros en réparation du préjudice moral subi, 150.000 euros au titre des souffrances endurées et 300.000 euros en réparation de la «perte de chance de survie».

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