L’embargo commercial russe, une bénédiction pour les huîtres de Crimée.

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Les grandes tables de la capitale et de Saint-Pétersbourg convoitent ses précieux coquillages.

 

Depuis que l’Europe est sous le coup d’un embargo russe, Sergeï Koulik, seul producteur d’huîtres et de moules en Crimée, rêve de prendre d’assaut le marché russe. L’embargo alimentaire décrété en aout 2014 par Moscou contre l’occident est une bénédiction pour Sergeï Koulik. Cet homme fait figure de nouveau pionnier.

Moscovite, il fait des allers-retours entre la capitale russe et la Crimée (péninsule située au sud de l’Ukraine et à l’ouest de la région du Kouban en Russie, qui s’avance dans la mer Noire), et possède le seul élevage d’huîtres et de moules de la presqu’île. Une affaire pas encore rentable mais prometteuse.

Selon ce producteur d’huîtres et de moules « Pour les huîtres, il y a en maximum 500 d’accrochées par ligne d’élevage, donc 500 fois 2 euros, ça fait 1000 euros par ligne. » Ces huîtres seraient plus douces et sucrées que leurs concurrentes européennes en raison d’une eau moins iodée.

Pour l’heure, elles ne sont vendues qu’en Crimée. Mais depuis l’embargo alimentaire décrété par Moscou envers l’occident, les restaurateurs russes ont dû changer leurs chaînes d’approvisionnement. Terminées, les huîtres françaises. Le téléphone de Sergeï n’arrête pas de sonner. les grandes tables de la capitale et de Saint-Pétersbourg convoitent ses précieux coquillages. Si ses projets se concrétisent, sa production aujourd’hui modeste pourrait bien exploser pour atteindre le million d’huîtres produites par an.

Vidéo : l’embargo russe, une bénédiction pour les huîtres de Crimée.

A savoir :

Cet embargo décrété par Vladimir Poutine, a une durée d’un an, et concerne l’ensemble des produits alimentaires, à l’exception de quelques produits comme les vins et spiritueux ou les produits pour bébés. La viande, le poisson, les produits laitiers et les fruits et légumes sont particulièrement ciblés.

Source de l’article : http://www.capital.fr

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