L’Écume des Jours, un film de Michel Gondry d’après le roman de Boris Vian.

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« L’écume des jours », c’est Roméo et Juliette sans conflits familiaux (photo : Audrey Tautou, Romain Duris).

L’adaptation cinématographique de « L’Écume des jours », de Michel Gondry (œuvre homonyme du roman de Boris Vian publié en 1947), la deuxième après celle de Charles Belmont en 1968, est certainement l’un des événements de l’année au cinéma, et cela pour trois raisons. La première, c’est que son réalisateur est connu pour être un ultra-créatif, et qu’il a mis à profit ses talents d’inventeur tout au long du tournage. La seconde, c’est que ce long métrage produit par Luc Bossi, reprend l’univers riche et très original de l’auteur, en reconstituant notamment ce Paris fantasmatique des années 1950, sans oublier l’appartement atemporel de Colin, un lieu clé du film, qui n’appartient ni totalement aux années 1950-60, ni à l’époque actuelle. Et enfin, pour couronner le tout, le film est habité par un casting de rêve, qui rassemble entre autres, Audrey Tautou, Romain Duris, Omar Sy, Gad Elmaleh, Charlotte Le Bon, et Aissa Maiga. A ne pas manquer. Sortie en salle le 24 avril 2013. Coup de cœur!

Synopsis :

L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.

Vidéo : bande annonce film « L’Écume des Jours ».

A savoir :

Concernant le roman de Boris Vian (1920-1959), il sera publié en 1947 par Gallimard, qui ne parviendra pas à le vendre et refusera par la suite les suivants. Presque personne ne le lit du vivant de l’auteur. Son succès date de sa réédition en 1963 par Jean-Jacques Pauvert. Il est aujourd’hui traduit dans 17 pays.

Côté musique, le label Mercury  a présenté le 15 avril dernier, un triple CD puisant dans l’imposante discographie de Boris Vian, et l’INA/Radio France réunissent dans un double CD les pépites radiophoniques de l’auteur (disponible en juin).

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