Le Yamal, un brise-glace Russe, à propulsion nucléaire.

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Le Yamal achevé en octobre 92, a une double coque qui  contient des ballasts permettant, avec un système de jets d’air, de briser la glace.

Lancé en octobre 1992, après la fin du communisme en Russie, le Yamal, navire de 150 mètres de long (30 mètres de large), doté d’une puissance de 55,3 MW,  est, avec le Sovjetskiy Soyuz, l’un des cinq brise-glace nucléaires de la classe Arktika pouvant atteindre le Pôle Nord. Construit à Saint-Petersbourg en Russie en 1992, par la Murmansk Shipping Company, le Yamal  classé Ice Class LL1 (la plus élevée dans le classement des bateaux polaires), est équipé d’un hélicoptère pour la reconnaissance et les expéditions, et peut accueillir à son bord, environ 100 passagers.

Ce brise glace à propulsion nucléaire, est requis afin de garder les routes commerciales ouvertes, que la banquise soit saisonnière ou permanente. Il est capable de franchir la glace d’une épaisseur maximale de 2,8 m, et devrait être utilisé par l’Etat russe pour des missions économiques, sécurisant le passage des navires marchands étrangers et russes dans les eaux de l’Océan Arctique, mais aussi et pourquoi pas, comme son grand frère le  « 50 Let Pobedy » (voir ci-dessous), pour des missions scientifiques liées au fonctionnement des stations polaires dérivantes (la première soviétique « Pôle Nord-1 »  a vu le jour en 1937, la dernière « Pôle Nord-37  » en 2009). Mais il n’en est rien, car le Yamal, n’a jamais rempli à plein temps le rôle qui lui était désigné, trop occupé à transporer des passagers pour des excursions en Arctique.

En effet, si l’aventure vous tente, vous pouvez monter à bord du Yamal, l’un des navires les plus puissants au monde, qui propose via la société Quark Expeditions, des « croisières polaires » à son bord. Celles-ci s’adressent à des touristes fortunés, en effet, comptez 21.000 dollars minimum, soit environ 15.000 euros, pour une croisière du nord-ouest de la Russie, au pôle nord géographique.

Côté confort :

Les agréments incluent une grande salle à manger (capable de recevoir chacun des 100 passagers), une bibliothèque, un salon, un gymnase, une piscine, sauna, et infirmerie. Équipé de 50 cabines passagers et suites, le Yamal offre tout le confort contemporain que l’on peut souhaiter : toilettes, fenêtres avec vues extérieures, télévision, bureau…

Doté de deux réacteurs nucléaires, le brise glace  « 50 Let Pobedy », représente avec le Yamal, l’aboutissement d’une grande aventure humaine et technologique.

A noter :

Le brise glace « 50 Let Pobedy » (50 ans depuis la Victoire), est le dernier brise-glace de la classe Arktika. Interrompue entre 94 et 2003, la construction est marquée par un incendie en 2004, puis les essais ont lieu dans le golfe de Finlande en 2007. Pour la première fois, les russes utilisent une proue en forme de cuillère, pour augmenter l’efficacité des efforts du bateau brisant la glace.

Caractéristiques du navire Yamal :

Longueur : 150 m (136 m à la ligne de flottaison)
Largeur : 30 m (28 m à la ligne de flottaison)
Ébauche : 11.08 m
Taille : quille de 55 m pour mâter la tête
Déplacement : 23.455 t

Vitesse maximum : 22 noeuds (44 km/h)
Vitesse de croisière : 19.5 noeuds (36 km/h)
Servez d’équipier : 150 (50 dirigeants y compris et ingénieurs)
Passagers : 100, dans 50 cabines et mini-suites.
Centrale : deux OK-900 171 réacteurs nucléaires de MW
Propulsion : deux turbines à vapeur, 6 générateurs, pour une puissance de 75.000 hp, soit 55.3 de MW.

Vidéo : Le brise glace nucléaire Yamal.

A savoir :

Fondé en 1920, l’Institut russe de Recherche Arctique et Antarctique (AARI) gère une vaste infrastructure héritée de l’ère soviétique. Grâce à ses navires et ses nombreuses stations de recherche, l’AARI continue de mener des études complexes dans des domaines aussi variés que l’océanographie, la dynamique des glaces, la météorologie, l’interaction océan/air, la géophysique, l’hydrochimie, l’écologie et l’ingénierie polaire.

Le Yamal (Quark Expeditions) ainsi que d’autres brise-glace nucléaires, comme le Sovietskiy Soyuz, sont interdits de navigation dans les eaux du Svalbard pour des raisons de sauvegarde de l’environnement.

 

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