Le vieux continent veut développer l’aquaculture.

0
677
aquaculture
Le vieux continent Europe ne représente aujourd’hui que 2 % de la production mondiale.

Historique :

L’aquaculture est apparu en Égypte et en Chine au IVe millénaire av. J.-C. L’élevage et la sélection de carpes Koï (un poisson ornemental venant du Japon) a commencé il y a plus de deux mille ans.

L’aquaculture est le terme générique qui désigne toutes les activités de production animale ou végétale en milieu aquatique. L’aquaculture fournit 60 % des poissons d’eau douce, 40% des mollusques, 30 % des crevettes et 5 % des poissons d’eau de mer consommés par l’homme.

En France :

L’aquaculture française, avec 4 000 entreprises, représente près de 40 % de la production totale du secteur de la pêche français (30% pour la production totale du secteur pour l’UE à 15). La France se place au second rang de l’UE pour l’ensemble de l’aquaculture et devant l’Italie et derrière l’Espagne qui met en place un plan stratégique aquacole.

Les producteurs Français se sont orientés vers l’élevage d’espèces dites nobles: truite, daurades, bar, turbot, esturgeon, saumon, des poissons carnassiers. Pour produire 1 kilo de truite portion (de 200 à 250 grammes), 2,4 kilos de poisson sauvage sont nécessaires. Or, insiste Philippe Riera, le président du CIPA, (Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture), dans la mer, les poissons carnassiers consomment 5 à 10 kilos de poisson-proies… Les scientifiques de l’Inra et de l’Ifremer cherchent aussi à substituer partiellement les huiles et farines de poisson par des huiles végétales issues du soja, colza, de la luzerne… Comme cela on puise moins sur les ressources marines! A l’horizon 2020, l’objectif d’un kilo de truite produit pour un kilo de poisson sauvage devrait être atteint estiment les scientifiques.

Vidéo les poissons de Frioul.

Actualité juin2009 :

Les ministres européens de la Pêche, s’investissent dans l’aquaculture malgré les mises en garde des écologistes.

Les ministres européens de la Pêche ont lancé un plan de développement de l’aquaculture. « L’Europe a connu ces dix dernières années une stagnation du développement de son aquaculture, à la différence des autres régions du monde », ont-ils déclaré. Les États membres ont demandé à la Commission de formuler des propositions concrètes d’ici la fin de l’année. Si pour les dirigeants européens ce plan est une bonne solution pour soulager les espèces sauvages surexploitées de poissons et crustacés, il n’en va pas de même pour les écologistes. Selon eux, l’élevage piscicole n’est pas conseillé pour préserver la biodiversité et l’environnement. Affaire à suivre !

Avenir :

L’aquaculture et la conchyliculture pourront se développer grâce à de nouvelles techniques d’élevage, si elles bénéficient d’une eau de qualité et intègrent, comme tous les usagers de la bande côtière, le partage de l’espace et le respect de l’environnement.

Économie :

En Bretagne par exemple, ces activités que sont, L’aquaculture , la conchyliculture et le mareyage, représentent environ 9500 emplois directs.

Les inconvénients :

La production aquacole représente aujourd’hui 52 millions de tonnes, soit près de la moitié de la consommation mondiale de poisson destinée à l’alimentation humaine. Pratiqué de manière intensive, ce système de « domestication » des ressources marines peut s’avérer dangereux pour l’environnement, contribuant notamment à la pollution de l’eau (azote, phosphore, carbone) et la destruction des zones côtières.

Vidéo les limites de l’aquaculture.

A savoir :

Septembre en Mer Tous les ans l’Office de la Mer de Marseille organise « Septembre en mer », un mois d’activités et de découverte, pour promouvoir les ressources et la richesse de la Méditerranée.

La production mondiale de poissons qui s’élevait à 98 millions de tonnes en 2003 et dont 43% provenait de l’aquaculture devrait passer à 172 millions de tonnes d’ici 2015, 73% de cette augmentation émanant de l’aquaculture. En 2007, la production mondiale aquacole représente 47,8 millions de tonnes.

Pour plus d’informations : http://agriculture.gouv.fr

LAISSER UNE RÉPONSE

Votre commentaire
Votre nom