Le trimaran futuriste « Ady Gil » éperonné par un baleinier japonais.

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L’Ady Gil, c’est son nouveau nom, fonctionne au biocarburant et peut se déplacer à 45 noeuds.

Actualité du 7 janvier 2010 :

Paul Watson, qui dirige la campagne contre la chasse à la baleine, a indiqué que l’objectif était de poursuivre les harponneurs nippons afin de les empêcher de tuer, comme chaque année, sous couvert de recherches scientifiques, des centaines de baleines dans l’Antarctique.

Pouvant atteindre 93 km/h, l’ Ady Gil est entré en scène en ce mois de janvier, car c’est le début de la campagne annuelle de pêche à la baleine. Le Sea Shepherd Conservation Society accuse le baleinier japonais, le Shonan Maru 2, d’avoir délibérément heurté le trimaran. Plus de deux mètres de l’étrave du bateau ont été arrachés lors de la collision, et compromet la campagne annuelle de l’association écologique.

Selon les baleiniers, les environnementalistes avaient précédemment lancé des bombes puantes en direction du baleinier, qui a répliqué en utilisant ses lances à incendie contre l’Ady Gil. Le baleinier a aussi accusé les environnementalistes d’avoir tenté d’entraver les hélices de leur bateau avec de la corde.

Le gouvernement Australien ainsi que les écologiques, condamnent fermement cet acte, tandis que l’agence japonaise des pêches lançait dans un communiqué : « Ces actes de sabotage qui menacent les baleiniers de notre pays et les membres de leurs équipages sont extrêmement dangereux, et absolument impardonnables ».  Affaire à suivre donc…

La vidéo montre clairement la collision survenue en haute mer, qui a pu être filmée, par un membre de l’équipage du Shonan Maru 2.

Vidéo du drame « Ady Gil » éperonné par un baleinier.

A savoir :

La CBI (Commission Baleinière Internationale) proscrit la pêche commerciale à la baleine depuis 1986 mais autorise la chasse à but « scientifique », avec des quotas précis, une tolérance utilisée par le Japon pour justifier ses campagnes. L’agence des pêches japonaises tue chaque année plus d’un millier de cétacés, notamment des baleines de Minke.

Baptisé « Ady Gil », ce bateau futuriste fait de Kevlar et de carbone, et appelé auparavant « Earthrace », a effectué un tour du monde en soixante et un jours l’an dernier.

Retrouvez toutes les caractéristiques  de l’ Ady Gil anciennement baptisé « Earthrace » ici

5 COMMENTAIRES

  1. Bravo à Sea Shepherd et aux équipages qui tentent au péril de leur vie de faire respecter les lois internationales de défense des milieux marins.

  2. Ce qu’on voit sur cette vidéo est révoltant.
    Je ne peux donner un avis, ne connaissant pas le dossier, mais continuer à « arroser » un navire et son équipage alors qu’on vient de l’éperonner et qu’il risque le naufrage me semble en dehors de toutes les règles marines internationales, sans parler de la simple humanité.
    Je ne peux pas croire que les autorités japonaises laisseront cette attitude saper la réputation de ce peuple par ailleurs si admirable. J’espère qu’elles interviendront pour que justice soit faite.

  3. D’accord avec @Guy Capra, le fait que le baleinier continue à arroser est totalement révoltant. Mais de toutes façons, quelques soient les responsabilités des uns et des autres dans cette collision, le combat de Sea Shepherd est juste. Les baleines doivent être sauvées, il en va aussi de la simple dignité de l’humanité. L’histoire ne doit surtout pas retenir que nous avons été l’espèce la plus prédatrice de cette planète…

  4. @Manso, @Guy Capra, @GIRARD Hélène, Bonjour.

    Suite à vos commentaires que j’ai d’ailleurs appréciés, je pense qu’aujourd’hui il s’agit surtout d’agir sur les croyances, les habitudes et les besoins des gens. Changer les comportements demande du temps, de la patience, beaucoup d’attention, et aussi une réelle démarche politique.

    A titre d’exemple, Il faut savoir qu’en Méditerranée, 42% des espèces de raies et requins sont menacés d’extinction, et que le trafic d’ailerons de requin est le second trafic le plus rentable après celui de la drogue (par exemple, pour la baleine, 23 kg de sa chair se vend de la main à la main environ 2.000 euros, soit le kg à environ 86 euros). A travers cela s’ajoute la précarité que rencontrent certaines populations, qui ne gagnent le droit de survivre que grâce à ces périodes dites « de pêches ou de chasse ».

    Quand au trafic, l’abus intervient quand la demande (chair de baleine…) est supérieure à l’offre, il se crée alors, un marché parallèle illégal, très prospère (du fait de sa rareté il devient un produit de luxe).

    On comprend mieux la difficulté à faire respecter la loi et les quotas, surtout quand la mafia est soutenue par des gouvernements corrompus.

    Merci pour vos commentaires, n’hésitez pas à poursuivre la discussion dans notre forum.

    Au plaisir de vous relire.

    Mais au fait !!! Pourrions-nous survivre sans la surpêche ?

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