Le Président prend la mer, et c’est maintenant!

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photo-François-Hollande
François Hollande est officiellement Président.

Bon courage au capitaine et disons-lui, comme en clôture de l’émission Thalassa, “ Bon vent ”, écrit Denise Bony, d’Argenton-sur-Creuse (Indre).

Chaque année le mois de mai fait resurgir en moi des envies de bord de mer, sable, vagues et coquillages. D’ailleurs ma location de vacances y est déjà retenue pour cet été. En attendant, l’air du temps électoral qui déferle sur nos écrans et radios va peut-être apaiser ma soif d’air du large. Marine, capitaine (de pédalo ?), barre (à droite ou à gauche ?), fonds d’affiches de candidature, les symboles maritimes nous assaillent.

Il est vrai que notre pays s’y prête avec ses 3.000 km de côtes, des plus fraîches aux plus ensoleillées. Pas étonnant que les Français s’y précipitent !

A propos de pédalo – ce n’était pas très gentil comme comparaison, mais en campagne tous les coups (de griffe) sont permis ! – parlons du capitaine. Depuis le 6 mai un nouveau chef est arrivé à bord du paquebot « France » (autre symbole). Celui que beaucoup avaient sous-estimé, même parmi ceux de son équipage, s’apprête à prendre la barre avec fermeté et doigté.

Un bon capitaine doit connaître la route à suivre, évaluer la vitesse optimale (de croisière ou non), repérer les écueils entre lesquels se faufiler, prendre les décisions qui s’imposent en cas d’avarie des machines, de gros temps, ou même de problèmes avec les passagers du navire. Bien sûr, il n’est pas seul dans la cabine de commandement : capitaine en second, techniciens de radio, météo, chef mécanicien. Et les marins du pont, jusqu’au moussaillon dont c’est la première grande traversée, exécutent les manœuvres. Tous respectent leur capitaine et suivent ses consignes.

Le rôle du Président de la République est comparable à celui du commandant du navire. La seconde décennie du XXIe siècle s’annonce houleuse : les nuages s’amoncellent, les vents contraires soufflent, les vagues (de licenciements…) déferlent, il ne manquerait plus qu’un iceberg se profile à l’horizon !

Celui qui tient la barre symbolique va devoir faire face et naviguer habilement. Il a besoin que son équipage soit derrière lui, qu’il n’y ait pas de mutinerie, ni de sabotage perfide dû à un marin rêvant de prendre sa place un jour.

Pour revenir sur terre, les prochaines élections législatives doivent permettre que les matelots (pardon, les députés) qui seront engagés soient du même « bord » que leur chef. Si les Français sont cohérents et souhaitent que le navire poursuive sa route sans encombre ils donneront au Président une majorité dans la logique de leur choix du 6 mai, en dépit des rancœurs, des regrets ou du sectarisme.

C’est ce que l’on peut souhaiter de mieux pour notre pays qui aime tant « la mer qu’on voit danser le long des golfes clairs ».

Source de l’article :  Tribu  NR

Source photo : http://pouvoirpolitique.com

 

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