Le couteau (mollusque) appelé communément manche à couteau.

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Le couteau est un appât classique pour la pêche du bord de mer.

Historique :

Les couteaux appartiennent à la classe des lamellibranches, ou bivalves. Il en existe plusieurs espèces, que l’on trouve de la Méditerranée à la mer du Nord. Les plus connus sont le Ensis Ensis qui mesure au maximum 12 cm et ne vit qu’en eaux peu profondes,et le Ensis Siliqua qui peut mesurer 20 cm et vivre jusqu’à 35 m de profondeur.

Le couteau est un appât classique pour la pêche du bord de mer. Il a l’avantage de pouvoir être utilisé toute l’année. Le développement important de ce coquillage a fait qu’il entre aujourd’hui dans le régime alimentaire de nombreux poissons de notre littoral (bars, plats, merlans, anguilles,…),mais aussi apprécié également par le commun des mortels (passez à la sauteuse, arrosez d’un filet d’huile d’olive, salez, poivrez généreusement et dégustez dès que le bivalve s’ouvre) Il est très prisé en Italie côte Dalmatienne, Espagne, Portugal et dans tout le bassin méditerranéen, sans parler de la Bretagne.

Le couteau est un coquillage qui se nourrit de phytoplancton, un pied-muscle lui sert à s’enfoncer dans le sable. Sa forme rappelant le manche d’un couteau lui doit son nom commun. Il vit en colonie, enfoui à la verticale dans le sable fin et la vase jusqu’à 50 cm à 1 m de profondeur, et trahit sa présence par un petit cratère. Le cycle de vie d’un couteau est évalué à 5 ans et la reproduction se produit généralement courant mai. Ces couteaux mesurent entre 15 et 20 cm, les valves sont longues et généralement droites.

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Différentes espèces colonisent notre littoral (Manche, l’Atlantique, Médittéranée). Le pêcheur de couteau est armé d’un stock de sel et d’une grande patience. Il saupoudre un peu de sel sur le milieu du cratère. Le couteau constate une augmentation de la salinité de son environnement et en déduit que la mer est de retour. Au bout d’un certain temps, il monte à la surface et met sa tête dehors comme la tourelle d’un sous-marin. C’est à ce moment que le pêcheur de couteau l’aide à sortir complètement. Si le pêcheur de couteau n’a pas su profiter de l’instant critique, le couteau disparait vite fait au fond du sable.

Et il est en général inutile de croire qu’on peut rattraper le couteau en creusant, il est déjà hors de portée, même en creusant très vite.

Trois familles de couteaux se partagent les plages du littoral Français :

Le couteau américain (Ensis Directus) est une espèce provenant de l’Amérique du Nord, apparue le long de nos côtes il y a maintenant une quinzaine d’années (années 1987-88). Très rapidement, il s’est développé massivement le long des côtes danoises, néerlandaises, belges et françaises, se fondant dans l’environnement sans chasser les autres espèces.

Le couteau d’Europe (Solen Marginatus) est sans doute le plus commun car c’est celui-ci que l’on trouve généralement en vente chez le poissonnier. Cependant, sa population est actuellement en diminution. Il est très recherché à marée basse, dans le sable bien humide jamais trop loin de la mer. Il est l’un des hôtes de l’étage infra-littoral, vit en eau peu profonde enfoui dans le sable. C’est un coquillage mobile se déplaçant horizontalement et basculant à la verticale pour s’enfoncer dans le sable. Il mesure communément entre 10 et 15 cm sur 2/3 cm de large.

Le couteau français (Ensis Arculatus), espèce originaire de nos côtes, est nettement plus petit que le précédent (il mesure environ 10cm à l’âge adulte) et sa densité de population, au mètre carré, est environ de dix individus. La couleur du coquillage est plus claire que son grand cousin américain.

Vidéo présentation pêche au sel de couteaux.

A savoir :

Le couteau est un appât qui se congèle assez facilement.la congélation permet d’avoir ainsi des appâts prêts pour la pêche durant plusieurs mois, ce qui est utile lorsque l’on habite loin des côtes.

On peut les pêcher sur tout le littoral, le long des plages,toute l’année en préférant des coefficients de marées supérieurs à 70

Les règles de la pêche à pied, respecter les quantités et les dimensions :

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Moules 5 kg par pers,au de la de 4 cm
Palourdes 3 kg par pers,au de la de 3.5 cm
Huitres creuses 3 douzaines,au de la de 30 gr pièce
Coques 5 kg par pers,au de la de 3 cm

Engins de pêches autorisés :

Gratte main, plateau 3 dents, couteau pêche
Interdit : Pelle, tamis, engins mécanique.
Vente interdite, consommation exclusivement familiale.

Pêche interdite à moins de 10 m du périmètre des concessions de cultures marines. Pêche autorisée du lever au coucher du soleil.

Pour en savoir plus sur ce mollusque, et surtout sur la pêche en mer , voici un lien intéressant, plein d’astuces, et fort sympathique: http://www.chtipecheur.com

Une recette Couteaux en Beurre de Légumes et leur Pop-Corn de Quinoa sur : http://www.750g.com

3 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    Les couteaux ou solen, sont-ils comestibles, si oui, comment les cuisiner?
    merci pour votre réponse.

  2. @D. Carini. Bonjour. Oui sous certaines conditions. En effet, si vous le ramassez, faîtes attention au lieu, car les coquillages fixent les métaux lourds et les hydrocarbures.Sinon ce coquillage peut être consommé cru, après avoir été ouvert et lavé. Mais il est le plus souvent utilisé en accompagnement de poissons ou d’autres coquillages, quand il n’est pas simplement haché après cuisson pour être mélangé à une sauce ou une garniture. Comme d’autres coquillages, il nécessite soit une cuisson très rapide (dès qu’il « baille » il est cuit) ou au contraire une cuisson longue et douce. Entre les deux, c’est un produit dur et élastique ! Au plaisir de vous relire, et bonne dégustation.

  3. Juste une petite précision…
    Contrairement à l’idée répandue, le couteau ne ‘croit’ pas que la mer est de retour lorsque l’on saupoudre le cratère en forme de 8 trahissant sa présence (il faut d’ailleurs rajouter un peu d’eau par dessus pour que cette méthode soit plus efficace, notamment s’il y a peu d’eau stagnante, ou si le couteau est enterré un peu trop profond) : Lorsque la salinité augmente jusqu’à devenir excessive, le couteau sort pour échapper à ce milieu qui lui est devenu insalubre.
    Si l’on réfléchit un peu à la question de la salinité, il devient évident que la mer s’étant retirée, et l’eau contenue dans le sable s’évaporant, la salinité augmente progressivement tout au long de la durée de la marée basse. Lorsque l’eau revient, la salinité du milieu ambiant redescend et non le contraire…
    En conclusion, c’est donc une réaction défensive qui pousse les solens à s’extirper de leur retraite…
    En espérant avoir été d’un quelconque intérêt, cordialement,
    E.

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