Le chantier Icarai, une volonté farouche de bien faire et d’innover.

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Le chantier, de gauche à droite : Nicolas Perrin, Loïc Hellé, Yves Lunet, Angelika Wittenmayer, Nicolas Vivier.

Historique :

L’entreprise a été créée en 2003 par Nicolas Vivier, ingénieur Agronome de formation, (mais fils de l’architecte, co-fondateur en 1981, de la revue Chasse-Marée, François Vivier) et passionné par la mer et les bateaux. Depuis juin 2008, Icarai s’est constituée en Société Coopérative Scop, suivant en cela une longue tradition dans les chantiers navals.

Le chantier Icarai basé au centre d’activités Louis-Lumière, comprend depuis le début de l’année 2010, cinq salariés. Il produit essentiellement des bateaux en « bois moderne » de petite taille, en effet, le plus grand bateau transportable au catalogue, ne mesure que 8,40 mètres. Ces embarcations, d’apparence traditionnelle, sont « innovantes, durables, et surtout bien construites ».

Pourquoi le bois moderne :

Le chantier naval Icarai a développé une expertise dans le domaine du « bois moderne », c’est à dire toutes les mises en oeuvre du bois avec des colles et des revêtements modernes : bois époxy, contreplaqué époxy, « cousu-collé », etc…

Ces techniques autorisent une grande variété de constructions, avec des qualités techniques remarquables, une grande longévité et facilité d’entretien, et l’attrait inégalable du bois.

Dessiné par l'architecte François Vivier, le Pen-Hir a été mis à l'eau le 29 juillet à Cherbourg.

A découvrir :

Le Pen-Hir (photo ci-dessus) est un voilier dessiné par François Vivier et construit par le chantier Icarai. Il est destiné à la croisière côtière et reste un bateau transportable. Le Pen Hir fait 7.49 m de long, 2.50 m de large pour un poids lège/lest de : 1 800/600 kg, voilure: 33.8 m², et peut naviguer en catégorie: C ou B. François Vivier a opté pour ce voilier, la propulsion électrique. Pour cela, il a choisi le nouveau Cruise 2.0R dont la poussée correspond à un 6CV thermique.

Actualité du chantier Icarai :

Un canot « éco-responsable ».

Nicolas Vivier, le patron du chantier Icarai, s’est posé la bonne question : « Qu’est-ce que je peux faire pour diminuer l’impact environnemental de mes produits ? » Pour cela, il a demandé au pôle éco-conception de la technopôle, de réaliser un diagnostic sur l’un de ses bateaux.

Tous les aspects sont pris en compte :

La structure, le type de bois, le vernis, la peinture… Mais aussi la notion de développement durable et la durée de vie de l’embarcation. « Nous avons pris un bateau de 3,80 m, de type voile aviron, censé faire 40 sorties annuelles pendant 20 ans. C’est à peu près l’utilisation qu’imaginent nos clients lorsqu’ils achètent ce type de produit. » Le diagnostic a révélé quelques surprises. Quel matériau choisir pour les voiles par exemple ? On pense forcément au coton. Eh bien non : c’est le polyester qui reste le plus « écologique ». « L’impact du coton, qui nécessite beaucoup de produits chimiques, est beaucoup plus fort sur la nature que celui du polyester », explique Fabrice Guesdon, responsable du pôle éco conception à la Technopôle.

L’Aper, une association éco-responsable :

On a aussi pensé à la fin de vie du bateau. À sa déconstruction. « La seule solution aujourd’hui, pour que le bateau ne pourrisse pas sur une plage ou dans un jardin, c’est de prendre sa tronçonneuse et d’envoyer le tout à la déchèterie. » L’Aper, Association pour une Plaisance Eco-Responsable, vient de voir le jour.
Elle propose des devis aux propriétaires pour se débarrasser de leurs vieux navires. « C’est un premier pas, confirme Laurent Gaudez, animateur de l’Association Filière Nautique Normande. Deux points conseils existent à Cherbourg et Caen. »

Fort de cette constatation :

C’est une première pour la filière nautique en Basse-Normandie, Icarai va proposer ce bateau à ses clients, et pourrait étendre la réflexion à d’autres produits. « L’objectif est aussi d’inciter les entreprises du secteur nautique à s’intéresser à cette démarche. » Commercialement les avantages sont évidents. C’est bon pour la planète, mais aussi pour le portefeuille. « Contrairement aux idées reçues, la conception intégrant l’environnement, n’est ni plus compliquée ni plus coûteuse qu’une autre. » (Source de l’article : Thierry Dubillot).

Vidéo présentation du chantier Icarai par France 3 Basse-Normandie.

A savoir :

Les ancres flottantes sont des engins trop mal connus en France, alors qu’ils apportent un réel « bonus » en terme de sécurité et de confort. Pour cela, le chantier Icarai s’est impliqué, et importe toute une gamme d’ancres flottantes et d’ancres parachutes, adaptées à toutes les tailles de bateaux. Je vous invite d’ailleurs, si ce n’est déjà fait, à découvrir leur utilisation et leur intérêt sur leur site.

Un chantier qu’il faut rencontrer virtuellement par mail, au téléphone, ou sur place, et dont voici l’adresse internet :

Chantier Icarai à Cherbourg : www.icarai.net

Architecte François Vivier : www.francois.vivier.info

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