Le chantier Alubat en redressement judiciaire, sauve sa mise, et change de main.

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Malgré quelques signes de reprise, l’industrie nautique est toujours sur le fil du rasoir.

C’est une nouvelle destinée qui s’ouvre pour le chantier naval sablais Alubat. Le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon a tranché vendrdi dernier. Fin du suspense donc, pour le chantier naval Alubat, spécialisé dans la construction de voiliers de grand voyage en aluminium. En difficulté depuis deux ans et en redressement judiciaire depuis 3 mois, la société Alubat a donc trouvé un repreneur pour péréniser son activité.

Deux offres étaient en lice :

La première, qui préservait 15 emplois sur les 62 actuels, était portée par un ancien cadre de l’automobile, prêt à reprendre le chantier pour 80 000 euros. Un montant jugé insuffisant par les juges consulaires.

La seconde émanait quant à elle d’un client du chantier, Michel Pépin, qui outre le maintien de 25 postes, proposait de racheter la chantier pour 150 000 euros. C’est donc cette offre qui a été acceptée, d’autant plus qu’un quinzaine d’actionnaires supplémentaires apporteront 500 000 euros, pour renforcer la structure financière de la société. Philippe Aupinel, actuel dirigeant d’Alubat deviendrait le directeur opérationnel de la structure.

Vidéo : visite du chantier Alubat.

A savoir :

Une bonne nouvelle qui ne doit toutefois pas masquer la difficulté de ce challenge, sur un marché d’autant plus attentiste que l’illisibilité fiscale actuelle n’incite pas les investisseurs potentiels à acquérir un bateau, du moins en France. Dans un climat économique terne, la crainte du licenciement pour le personnel. En effet, si une douzaine d’entre eux sont candidats au départ volontaire, les autres salariés demeurent dans l’incertitude. Ils seront fixés sur leur sort dans quelques jours. Le temps pour l’administrateur judiciaire d’établir son rapport.

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