L’affaire du chalutier breton Bugaled Breizh, de nouveau devant la justice.

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Plus de onze ans après le naufrage du Bugaled Breizh au large de la Cornouaille britannique, sud-ouest de l’Angleterre, l’affaire sera de nouveau devant la justice le 3 mars prochain.

 

L ’affaire du naufrage inexpliqué du chalutier breton Bugaled Breizh, qui avait fait cinq morts en 2004 au large de la Grande-Bretagne, et de nouveau devant la justice . En effet, l’un des avocats des familles des marins disparus lors du naufrage du Bugaled-Breizh a demandé mardi 24 février la récusation du magistrat qui doit présider, mardi 3 mars, l’audience de l’examen du non-lieu prononcé dans cette affaire en 2014. Cette demande a été formulée au motif que ce dernier « a déjà connu l’affaire en sa qualité de magistrat ». Cela l’a amené à exprimer « un parti pris susceptible de fausser sa lecture du dossier », a précisé Me Dominique Tricaud. « La procédure de récusation vise à garantir l’impartialité des magistrats, conformément à l’article 6-1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales », précise un communiqué. Selon Me Tricaud, d’autres avocats des familles doivent se joindre à son initiative.

La demande peut être ignorée ou rejetée par la justice, qui peut également décider de désigner un autre magistrat pour présider l’audience, indique l’avocat. Dans tous les cas, si la chambre d’instruction de la cour d’appel examine, comme prévu initialement, cet appel le 3 mars, la décision sera mise en délibéré. Et enfin, si les familles des victimes ont fait appel du non lieu, leur avocat a envoyé un courrier à Jean-Yves le Drian, ministre de la défense, lui demandant de donner aux familles les moyens d’accéder à a vérité…

Vidéo : non-lieu dans l’affaire du Bugaled Breizh (2014).

A savoir :

Rappelons que le Bugaled-Breizh, un chalutier breton avait sombré par temps calme le 15 janvier 2004 au large de la Cornouaille britannique, un naufrage qui avait entraîné la disparition des 5 membres de son équipage. Cet accident était survenu en pleines manoeuvres navales de l’Otan. La rapidité du naufrage et le fait que les funes de chalut aient été retrouvées entrecroisées, démontrant que seule l’une d’elles a été crochée, ont toujours fait penser à un accident survenu avec un sous-marin, notamment nucléaire, qu’il soit français ou britannique. La découverte sur zone, d’un radeau de sauvetage vide, n’appartenant pas au chalutier, vite coulé par les sauveteurs britanniques arrivés sur place, n’a fait que renforcer les soupçons.

Source : AFP

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