La plante hydrophobe « Salvinia », pourrait être mise à profit, dans la construction de coques de bateaux.

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La salvinia est une petite fougère flottante, qui exige une eau calme et chaude.


Trouver une solution durable à l’envahissement des cours d’eau, par des plantes aquatiques du type Salvinia molesta ou Typha australis, préoccupe depuis de nombreuses années, tous les chercheurs de la planète, et les acteurs du secteur de l’environnement, et du tourisme. Certains pays comme le Mali (Niger), luttent face à l’apparition des plantes aquatiques nuisibles, comme la salvinia, imposent des mesures pour explorer toutes les voies, dont celles mécaniques avec des bateaux faucardeurs, et envisagent, dans un souci économique et écologique, de transformer la plante salvinia « molesta » de son nom scientifique, en un produit positif, comme par exemple, en fumier organique, pour remplacer l’engrais organique. Cette technique est déjà expérimentée dans certains pays de l’Asie.

La plante aquatique Salvinia molesta prend de la valeur :

Mais ce n’est pas la seule propriété de cette plante Salvinia molesta, qui tire ses origines du sud-est du Brésil, et qui se caractérise par des feuilles munies de papilles hydrofuges et l’absence de racines. En effet, grâce à la bionique, qui consiste à s’inspirer de la nature pour développer des solutions technologiques innovantes, comme par exemple aux États Unis, en granules combustibles, bio compost , biocarburant , elle pourrait même s’étendre dans d’autres domaines plus ludiques, tels que les maillots de bain à séchage rapide, les peintures et revêtements imperméables, ou la construction de coques de bateaux.

Actualité :

Les propriétés de la salvinia pourraient bientôt être exploitées pour le milieu marin :
La salvinia (famille des fougères aquatiques) pourrait prochainement être exploitée dans un domaine tout à fait nouveau. En effet, on envisage d’utiliser les propriétés de la salvinia molesta pour la construction de coques de bateaux, et cela afin de réduire les frottements entre le navire et l’eau, et ainsi diminuer la consommation de carburant des bateaux d’environ 10%.

Des chercheurs allemands des universités de Bonn, Karlsruhe et Rostock, ont récemment, fait la découverte, qu’en maîtrisant le processus de fabrication d‘une telle matière, il deviendrait possible de créer des textiles à séchage rapide (et qui ne s’alourdissent pas en se gorgeant d’eau), des peintures plus durables, non polluantes, ou encore des revêtements totalement imperméables.

Considérée comme une plante envahissante adventice dans certaines parties du monde.

Mais comment la Salvinia fait-elle fuir l’eau? :

Cette propriété est bien connue, il s’agit de l’hydrophobie, du grec hydros, l’eau, et phobos, incarnation de la peur dans la mythologie grecque. Une matière hydrophobe fait fuir l’eau et ne s’y mélange jamais. Sauf que dans le cas de la Salvinia, il faut parler de superhydrophobie, tant l’effet est intense.

A noter :

La Salvinia molesta, et Typha australis sont deux ennemies redoutables, responsables du déclin de la biodiversité, de la pêche, et du tourisme. Dans l’impossibilité de remonter respirer à la surface, les poissons disparaissent petit à petit. Sur le plan sanitaire, l’eutrophisation des eaux est responsable de la présence endémique de certaines maladies, dues aux mouches et moustiques (si vous pouvez aujourd´hui vous protégez chez vous grâce à d´efficaces anti moustiques, cela n´est bien entendu pas possible à grande échelle), qui prolifèrent dans les eaux devenues stagnantes.

Conclusion :
La multiplicité des usages possibles de ces plantes aquatiques dévastatrices, offre un projet économiquement rentable, durable, et donc, à l’avenir prometteur.

Vidéo Salvinia « Lake Bistineau » (Louisiane) vue du ciel.

A savoir :

Le fléau est tel que les pays d’Afrique de l’ouest ont décidé d’unir leurs forces pour le combattre. La lutte contre les végétaux flottants constitue le premier programme écologique de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En Australie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Zimbabwe, on a réussi à combattre la fougère Salvinia Molesta, grâce à un parasite baptisé, Cyrtobagus Salviniae. Mais cela pose problème, car ces recherches demandent de grandes précautions, et l’introduction en Afrique de l’Ouest, ou ailleurs, d’un parasite inexistant jusque là, pourrait s’avérer un remède pire que le mal.

Cette découverte ingénieuse pourrait avoir un effet important. Les scientifiques à l’origine de cette découverte estiment qu’un bateau perd environ la moitié de sa puissance motrice, à cause des frottements entre l’eau et la coque. A l’échelle mondiale, cela représenterait une baisse de 1 % de la consommation.

Pour plus de renseignements : http://www.science-allemagne.fr

ou sur le site bulletins électronique : http://www.bulletins-electroniques.com

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour,

    plutôt que d’introduire des charançons (en Louisiane) qui créent des déchets( et du CO2) pourquoi ne pas essayer de créer un combustible après fermentation close? comme pour les algues vertes en Bretagne en France…

    Cdlt
    SF

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