La mer Baltique, état d’urgence au sommet d’Helsinki.

0
473
Madame le Président de la Finlande, Tarja Halonen, lors d’un sommet en septembre 2009.

Actualité du sommet Helsinki du 11 février 2010 :

Le nouveau commissaire européen à la politique régionale, Monsieur Johannes Hahn, a pris la parole lors du sommet intitulé « Baltic Sea Action Summit ». Organisé à l’initiative de la présidente finlandaise, Madame Tarja Halonen, de son premier ministre Matti Vanhanen et de l’organisation non gouvernementale (ONG) connue sous le nom de « Baltic Sea Action Group« , cet événement majeur a réuni plusieurs chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne, ainsi que les premiers ministres russe et norvégien. L’objectif était d’encourager les principales parties prenantes des gouvernements, entreprises et ONG (une organisation d’intérêt public qui ne relève ni de l’État ni d’une institution internationale), à s’engager concrètement pour préserver la mer Baltique de nouvelles dégradations.

Adopter une stratégie d’action :

La stratégie de l’Union européenne en faveur de la mer Baltique a été adoptée par les États membres en octobre 2009. Elle s’accompagne d’un plan d’action recensant 80 projets phares, assortis chacun d’un partenaire principal et d’un calendrier d’exécution. Les questions à traiter vont de l’élimination des rejets des navires à la création de zones marines protégées, en passant par l’instauration d’un Fonds pour l’innovation et la recherche, ou l’amélioration des connexions entre Varsovie et Tallinn grâce à la via Baltica .

Tous les invités au sommet d’Helsinki, au nom des gouvernements, des régions, des villes, des ONG ou des entreprises qu’ils représentent, s’engageront à apporter leur contribution, financière ou non, à la réhabilitation de la mer Baltique. À ce jour, plus de 110 engagements d’action ont été obtenus auprès d’entités telles qu’IBM, la Lloyd’s, Siemens, la centrale d’épuration des eaux de Saint-Pétersbourg, l’association des armateurs suédois ou le port de Klaipeda.

Neuf pays, pour sauver l’une des mers les plus polluées de la planète.

Historique :

La Baltique est l’une des mers les plus polluées de la planète. Une mer peu saumâtre, peu profonde et quasiment fermée, qui a bien du mal à se débarrasser des agents polluants.

La région de la mer Baltique, habitée par 90 millions de personnes, dont seize millions habitent sur ses rives, voit passer chaque jour, dans ses eaux, un peu plus de deux mille bateaux de marchandises et de croisières. Cette mer peu profonde est l’une des mers les plus polluées au monde, et souffre depuis de nombreuses années de l’activité humaine.

Les mises en cause sont nombreuses :

Les phosphores et les nitrates des eaux usées déversées dans la mer provoquent l’apparition d’algues qui asphyxient les fonds, et les eaux ne se renouvellent pas. a été exposée pendant des décennies à des rejets de pesticides, de déchets toxiques, d’armes, à des marées noires et au déversement d’eaux usées non traitées. Les experts estiment que la Baltique est particulièrement vulnérable aux changements environnementaux, ne débouchant sur l’océan Atlantique que par un étroit chenal.

D’autres dangers existent :

Les mines.  » Ces déchets datent déjà de la Seconde Guerre mondiale et nous nous demandons comment nous pouvons les supprimer », précise Tarja Halonen, la présidente finlandaise. « Et ce ne sont pas uniquement des munitions allemandes ou russes, mais aussi anglaises ou d’autres nationalités. Nous n’attendons pas de miracles, mais il faut travailler sérieusement. « 

Conclusion :

Au final, plus de 150 engagements chiffrés et concrets ont été pris par les ONG et les entreprises actives dans la région, mais aussi par les Etats. Les organisateurs ont en particulier relevé ceux encourageants pris par la Russie comme la construction d’une usine de retraitement des eaux usées à Saint-Pétersbourg. Le Nord Stream, ce gazoduc russe sous-marin dont la construction doit commencer en avril et qui inquiète les pays baltes, sera sûr. Vladimir Poutine l’a assuré. Tous les participants ont promis de vérifier à l’avenir que les promesses seront tenues.

Parmi ces engagements, citons le patron de la Royal Dutch Shell qui a promis des expertises gratuites sur les marées noires, et le maire d’Helsinki qui, quant à lui, a annoncé que la ville autoriserait les navires de croisière à déverser gratuitement leurs eaux usées, dans le système de retraitement municipal.

Vidéo spot préservons la mer Baltique (Save our Baltic Sea).

A savoir :

La Commission d’Helsinki a été formée il y a 35 ans par les pays de la mer Baltique pour protéger l’environnement marin.

Projet Nord Stream de gazoduc dans la Baltique: Le futur gazoduc, dont la construction est prévue pour débuter au printemps 2010, et qui devrait, à terme, transporter 55 milliards de mètres cubes de gaz naturel, par an, entre la Russie et l’Allemagne.

Parmi les invités de renom au sommet figuraient :

Le Roi de Suède Carl XVI Gustaf, la Présidente lituanienne Dalia Grybauskaitë, le Président letton Valdis Zatlers, la Chancelière allemande Angela Merkel, le Premier Ministre estonien Andrus Ansip, le Premier Ministre russe Vladimir Poutine et le Premier Ministre norvégien Jens Stoltenberg.

Quelques 150 engagements pour dépolluer la Baltique ou réveiller les consciences ont déjà été pris, par des écoles, des organisations non-gouvernementales, des villes, des fondations privées, des antennes gouvernementales ou des entreprises.

Pour plus de renseignements : http://ec.europa.eu

LAISSER UNE RÉPONSE

Votre commentaire
Votre nom