La colère des marins-pêcheurs de Dunkerque : après les quotas de pêche, voilà le permis à points.

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Des quotas de pêche jugés insuffisants, et maintenant, l'instauration d'un permis à points.

Après le blocage du port de Boulogne (62), cette semaine, et une entrevue avec Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire, les marins-pêcheurs dunkerquois dans le Nord Pas-de-Calais, restent sur leur faim.

En effet, le gouvernement a notamment proposé à la délégation de pêcheurs de la Côte d’Opale de baisser le prix du gazole. Mais selon Philippe Nowé Président du comité local des pêcheurs de Dunkerque, ils ne seraient pas concernés par cette mesure, car ici, à Dunkerque, les pêcheurs ne sont pas de gros consommateurs de carburants. Pour preuve Philippe Nowé,  cite l’exemple d’un chalutier étaplois, qui consomme 10 000 litres par semaine,  « alors que notre consommation sur un mois et demi ne s’élève qu’à 3 000 litres« . Un chiffre encore plus insignifiant comparé aux 150 000 litres consommés chaque mois par les bateaux hollandais, « qui, après avoir pillé leur propre mer, viennent maintenant piller la nôtre« , s’indigne Philippe Nowé.

Mais ce n’est pas tout, car après les quotas de pêche jugés insuffisants, voila maintenant l’instauration d’un permis à points, qui pourrait entrer en application le 1e r janvier 2012 pour les marins-pêcheurs dunkerquois. Contrairement au permis à points des automobilistes, qui en totalise douze, celui des pêcheurs partira de zéro à quatre-vingt.  En cas d’utilisation de la totalité des points autorisés, le bateau pourra être immobilisé deux mois à quai. Une question alors se pose : que deviendront les équipages, dans ce cas ?

La nouvelle prescription qui vient d’être adoptée par le ministère, sous l’appellation de « règlement contrôle » comporte 139 articles administratifs et techniques à respecter pour chaque marin-pêcheur, et prévoit, entre autre, que si un marin-pêcheur se retrouve avec un excédent de dix tonnes de hareng à bord, il lui faudra prévenir le CROSS, 4 heures à l’avance, pour qu’il puisse se faire contrôler au port. Le problème est que le hareng se pêche souvent une heure avant de rentrer.

Suite à cela, Monsieur Wulfran Despicht, vice-président du conseil régional en charge de la Mer, a demandé au ministre une répartition plus juste des quotas, un assouplissement de la réglementation pour les navires artisanaux, une suspension de la mise en œuvre du permis à points, ainsi qu’un meilleur contrôle des navires étrangers qui évoluent et pêchent sur les mêmes zones que les pêcheurs du Nord – Pas-de-Calais.

A savoir :

Les quotas de pêche restent  « la revendication première des marins-pêcheurs ». « Sur la totalité des poissons qu’il nous est autorisé de pêcher, souligne Philippe Nowé, nous n’avons droit qu’à dix tonnes par bateau pour faire notre année, ce qui nous rapporte en gros 90 000 euros. Comment voulez-vous faire vivre un équipage de cinq personnes avec ça ? « . Affaire à suivre…

Pour en lire + source de l’article : http://www.lavoixdunord.fr

1 COMMENTAIRE

  1. Quelle misère cette France avec tout ces permis à point de ceci ou de cela ! Que de la répression, aucune résolutions des problèmes à la source… ;-(

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