Julien Berthier, ou comment un naufrage devient un objet de plaisance, fonctionnel et sûr.

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Ce bateau avec sa forme naturelle, donne vraiment l’impression de sombrer.

L’artiste plasticien Julien Berthier que vous avez pu voir lors de la « Nuit Blanche 2011 », où il exposait à Paris, sur le terre-plein de la station Anvers (9e), une œuvre, qui réunissait un abris-bus, parking à vélo, poubelle, lampadaire, horloge, caméra de surveillance, horodateur etc., a aussi fait parler de lui, notamment dans le milieu de la plaisance, comme en témoigne la photo ci-dessus. Petit retour donc, et clin d’oeil à un artiste prolifique de talent, qui aura sans nul doute marqué l’année 2007 avec sa création flottante baptisée « Love Love ». En effet, cet artiste né en 1975 à Besançon, qui sévit à Aubervilliers (Paris), cherche un bateau naufragé, en ruine. Il en trouve un à Granville, en Normandie, et convainc la propriétaire de le lui confier après lui avoir expliqué son projet.

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Love-love is the permanent and mobile image of a wrecked ship that has become a functional and safe leisure object.

Concernant le bateau :

Le voilier a été coupé en deux, la quille a été modifiée et repositionnée. La coque, longue de 6,5 mètres, ne comprend donc que l’arrière du voilier initial, incliné vers le bas. Un siège a été installé en tenant compte de la nouvelle inclinaison du navire. Enfin, ce dernier a été doté de deux moteurs électriques, pour assurer sa propulsion.

L’artiste a baptisé sa création « Love Love » en hommage au nom donné à ce type de bateau de plaisance habitable et familial, qui fût construit par le chantier Vendéen Jeanneau dans les années 70/80.

Vidéo « Love Love » l’œuvre de Julien Berthier.

A savoir :

L’embarcation a été exposée à Granville, près de son chantier de construction, puis a navigué le long des côtes européennes, ainsi que sur la Tamise à Londres et sur le lac de Constance à Lindau, en Allemagne.

Le contexte privilégié de ces expériences particulières est très souvent celui de l’espace public, et une fois n’est pas coutume maritime. Quoi qu’il en soit, ses œuvres sont souvent mobiles et déplacent le sens de leur environnement immédiat. La réalité, prise comme point de départ et agrémentée de ses constructions, se trouve perturbée, modifiée à son contact. Pour preuve, cet artiste aux multiples facettes, qui use à la fois de la photographie, du dessin, de la vidéo et de la sculpture, a eu l’idée génial d’installer à Paris une façade artificielle avec sa propre adresse sur une façade existante. Après presque quatre ans, l’adresse existe toujours. Pour voir les photos c’est ici

Voir le site de Julien Berthier : http://www.julienberthier.org

1 COMMENTAIRE

  1. J’ai beau essayer, je n’arrive pas à trouver ça drôle, ou intéressant, ou que sais je…
    En fait, il est navrant que l’on réussisse à se prendre au sérieux au point de qualifier cette blague d’ado (typique d’une « bonne » video youtub) de geste artistique…

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