Insolite : un homme va vivre deux mois dans l’un des monuments historiques les plus hantés de France.

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Un homme va tenter de vivre 60 jours dans l’un des monuments historiques les plus hantés de France, le phare de Tévennec, un bout de caillou situé au large de la pointe du Raz, dans le Finistère (photo : http://www.forum-breton.com).

Le Finistère abrite l’un des phares qui figure au palmarès des monuments les plus hantés du monde et dont la renommée a dépassé celle de nos frontières. Laissé à l’abandon depuis 1910 après une série de malheurs difficilement explicables, le phare construit en 1875, va à nouveau être habité. Le président de la «Société nationale pour le patrimoine des phares et balises», Marc Pointud, y séjournera pendant deux mois, en octobre et novembre prochain. Le but ? Faire parler de ce lieu historique et récupérer des fonds pour le restaurer. Une campagne de financement participatif a donc été lancée sur Mymajorcompany.

Le phare de Tévennec : morts inexplicables, coups de folie, étranges accidents et événements paranormaux ont rendu célèbre ce phare dans le monde entier.

Construit à partir de 1869 sur le modèle d’une maison-phare, le phare de Tévennec a été implanté sur un rocher entre l’île de Sein et la porte du Van. Achevé en 1874, la plupart de ses gardiens ont tour à tour été frappés soit par la mort de façon brutale, soit par la folie. Henri Guézennec, premier gardien du phare, ne le savait certainement pas : le rocher de Tévennec, bien avant d’abriter un phare, était déjà connu dans les alentours comme le témoin d’événements tragiques.

La cause ? Un mythe tenace selon lequel un naufragé serait mort de faim sur le rocher malgré ses tentatives d’appels au secours auprès des bateaux qui passaient à proximité. Le premier gardien sombre dans la folie quatre ans à peine après avoir intégré le phare. La légende raconte qu’il entendait des voix lui ordonnant de quitter les lieux.

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En 1910 l’administration décide d’automatiser le phare. La malédiction sera venue à bout de 23 personnes.

Second prétendant au titre de gardien, Alain Menou ne croit pas un mot de ces légendes colportées de villages en villages. Il tiendra six années, jusqu’en 1885, avant de perdre la tête lui-aussi. Inquiète, la population de pêcheurs demande au curé de Plogoff de bénir le rocher. Les phénomènes mystérieux ne font que redoubler. Entre un gardien auxiliaire qui perd la vie dans des conditions floues, un autre gardien qui tombe inopinément en plein sur un couteau, ou encore un bébé qui a la mauvaise idée de vouloir naître dans le phare et qui, évidemment, ne survit pas, le Phare de Tévennec regroupe à lui-seul presque une dizaine de décès jusqu’en 1910. Confuse devant tant d’événements tragiques, l’administration décide alors d’installer un feu automatique. Plus aucun gardien n’a depuis connu le supplice de résider dans ce phare considéré comme «maudit».

Pour autant, les phénomènes mystérieux n’ont pas cessé : des bruits angoissants sont régulièrement signalés par ceux qui s’y aventurent. Certains attribuent ces sons aux nombreuses âmes qui hantent le site, quand d’autres parlent de roches creuses rendues bruyantes par la marée qui y pénètre. Des plongeurs ont découvert plus tard la présence d’une grotte sous-marine sous les rochers : en s’infiltrant à l’intérieur, la houle émet un sifflement, ou plutôt un hurlement de l’avis de certains. Ceux qui ont construit le phare en 1875 entendaient «kers cuit» dans ces hurlements, ce qui veut dire «va-t-en» en breton…

Vidéo : interview de Marc Pointud, président de la Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises, sur la restauration du phare de Tévennec.

A savoir :

Le projet, intitulé « Lumière sur Tévennec », a pour objectif de soutenir la restauration du phare, défendre la cause des phares en mer et mettre en lumière l’utilité de la présence humaine dans ces lieux de patrimoine. Marc Pointud entend bien écrire un livre à l’issue de ses 60 jours à l’intérieur du phare, s’il en ressort indemne!

1 COMMENTAIRE

  1. Le phare en question a vraiment des looks de film d’horreur. Je ne pense qu’il puisse faire l’objet d’une mise en copropriété pour des logements 🙂 En attente de lire l’ouvrage de M Pointud, cordialement, Lionel.

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