Google présente le dernier prototype de sa voiture urbaine, initié par Sebastian Thrun, le co-inventeur de Google Earth.

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L’objectif de Google est ambitieux : «améliorer la vie des gens en transformant la mobilité ».

Le géant des moteurs de recherche Google (l’une des plus imposantes entreprises du marché d’Internet), qui travaille depuis 4 ans à ce projet initié par Sebastian Thrun, professeur à l’Université Stanford, et co-inventeur de Google Earth, avait déjà testé son système de guidage automatique aux Etats-Unis, notamment sur des Toyota, mais cette fois, le groupe a développé son propre véhicule autonome, dépourvu d’embrayage, de volant, de pédales d’accélérateur et de frein. .

Mais de quoi s’agit-il exactement?

Présenté mardi 27 mai, cette rondouillarde et sympathique petite voiture électrique, est capable de se déplacer toute seule en repérant les obstacles. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le prototype de Google, n’a pas d’embrayage, pas de pédale d’accélérateur, pas de frein… parce qu’il n’en a pas besoin. Le logiciel et les détecteurs s’occupent de tout ça. Le véhicule est pour le moment assez rudimentaire, « nous voulons nous en servir pour expérimenter et progresser, mais il vous enverra où vous voulez en appuyant sur un bouton« , explique le commentaire sur le blog de Google.

Les ingénieurs disent avoir beaucoup travaillé sur la sécurité :

Afin d’optimiser la sécurité des passagers, des capteurs et des caméras sont présents partout sur la voiture, notamment dans les roues, qui détectent les obstacles sur près de 200 mètres (deux terrains de football américain, selon les ingénieurs, soit 182,88 mètres) mais aussi pour permettre à la voiture d’évoluer ou encore de se garer toute seule.

Une nouvelle option pour les non-voyants :

Avec cette voiture, il suffit juste que la personne programme son itinéraire à la voix et prenne place à bord. La vitesse de ces prototypes est, pour le moment, limité à 40 km/h. Deux passagers peuvent embarquer. Ils ont accès à un bouton d’arrêt d’urgence et à un écran qui décrit la navigation. Ils peuvent même appeler le véhicule d’un smartphone. Et enfin, pour conclure, plus qu’un gadget, ce petit véhicule urbain sans chauffeur, est un vrai bénéfice pour les non-voyants et les personnes souffrant d’un handicap.

Vidéo : démonstration de la Google car.

A savoir :

Pour Google, l’objectif est maintenant de construire une centaine de modèles de ce type, puis de mettre en place un programme pilote dans les deux ans à venir et espérer trouver des partenaires pour continuer le développement du projet.

Pour info : Sebastian Thrun, la quarantaine, expert en informatique et robotique, a expliqué lors d’une conférence que la mort de son meilleur ami au volant d’une voiture, à 18 ans, l’a poussé vers la robotique, l’informatique, et l’intelligence artificielle avec l’ambition de créer un véhicule qui rende la route sûre.

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