« Gladys », la première péniche écoloqique qui marie transport, et tourisme fluvial.

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Jean-Alain Serrado (photo ci-dessus) a baptisé son bateau du nom de Sainte Gladys, fêté le jour où cet animateur socioculturel de la mairie de Toulouse a pris sa retraite, le 29 mars 2011 (photo : AFP).

Depuis le 11 mai dernier, Toulouse surnommée la Ville rose, a vu la naissance d’un projet véritablement novateur en relation avec la Garonne, son fleuve, et son canal du Midi. En effet, avec la mise à l’eau de la première péniche écolo, aux Ponts-Jumeaux (un ensemble de ponts, situé à Toulouse, en bordure du Canal du Midi), ce bateau de plaisance habitable baptisé « Gladys », né de l’imagination de Jean-Alain Sarrado, un toulousain de 63 ans, et du savoir-faire d’un professionnel de la construction navale, Claude Philippe, patron du petit chantier CNA de Quimperlé (Finistère), est propulsé par l’énergie solaire, et répond d’emblée aux problématiques du développement durable pour la navigation intérieure ou côtière.

Cette petite Péniche au look rétro de 15 mètres de long sur 4 mètres de large, s’inspire des « Narrow boats« , les bateaux typiques des canaux anglais à petit gabarit. À l’intérieur, la surface habitable est de 44 m2. L’intérieur de la coque en acier est habillé de sapin du Jura. Ce T2 flottant comporte un coin nuit une kitchenette, une salle de douche, un W-C écologique… Le carré tout en bois ouvre sur le pont arrière, qui fait office de terrasse. Le poste de pilotage est à l’avant, en plein air. Créée sur mesure en 15 mois, « Gladys » concentre tout ce qui se fait aujourd’hui de mieux en terme de solutions environnementales, pour traiter la pollution des eaux, les rejets de CO2, et le tri des déchets.

Autonomie :

Dotée d’un moteur électrique de 10 kW seulement (avec un disjoncteur thermique de qualité visant la sécurité du circuit électrique), la péniche est alimentée par un « parc de batteries» au gel, ces dernières étant chargées ou rechargées par 25 panneaux photovoltaïques (société francaise d'Aperam à Belfort) de toute dernière génération. Ces batteries alimentent aussi l’électroménager, la station de production d’eau potable, le traitement des eaux grises. L’eau chaude est produite directement et indépendamment du reste du réseau par un système de chauffe-eau solaire.

A noter :

Gladys n’est française qu’à 95%. Pour les toilettes, son heureux propriétaire a recouru au procédé du finlandais Villa qui « déshydrate les matières et permet de les stocker plus de quatre mois sans nuisance avant de les mettre à la poubelle ou les destiner aux engrais ».

Vidéo : mise à l’eau de la péniche écolo  » Gladys ».

A savoir :

La conception de cette unique péniche entièrement autonome, a coûté à Jean-Alain Sarrado, 170.000 euros, soit 70.000 euros de plus qu’une péniche standard équivalente, mais qui serait à propulsion diesel et rejetterait ses eaux usées dans le canal.

Pour visiter la première péniche écolo « Gladys », vous pouvez  contacter Jean-Alain Sarrado au 06.81.74.05.58  ou par  mail :  jeanalainsarrado@yahoo.fr

Pour en lire + : http://maplanete.blogs.sudouest.fr

Source photos : La Dépêche du Midi/Thierry Bordas.

Source vidéo : http://www.wat.tv

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