Georges Simenon, la vie et ses travers.

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Simenon Georges une oeuvre majeure de la littérature francophone.

Né à Liège, en Belgique, le 12 février 1903, Georges Simenon est mort à Lausanne, en Suisse, le 4 septembre 1989. D’abord journaliste, auteur sous pseudonymes de romans populaires, il créa en 1931 le personnage de Maigret qui devait le rendre célèbre.

Simenon à Paris.

Durant toute cette période, lors de laquelle il fréquenta des bohèmes et des marginaux, il commença à caresser l’idée d’une véritable rupture, qu’il concrétisa après la mort de son père, en 1922, en partant s’installer à Paris avec la blonde Régine Renchon. Il choisit la vie d’artiste, découvre cette grande capitale et apprend à l’aimer pour ses délires, ses désordres et ses délices. Il part à la découverte de ses bistrots, bougnats, meublés, hôtels minables, brasseries et petits restaurants, qui lui offrent le beaujolais, l’andouillette et les petits plats mitonnés. Il y rencontre aussi le petit peuple parisien d’artisans besogneux, de concierges acariâtres et de pauvres types à la double vie.

Il commence à écrire sous divers pseudonymes et sa créativité lui assure un succès financier rapide. À vingt ans, il abattait deux romans populaires par semaine à raison de 80 pages par jour.

Simenon et son bateau l'Ostrogoth.

Il découvre La Rochelle en 1927 alors qu’il passe ses vacances à l’île d’Aix, fuyant la dangereuse attraction de Joséphine Baker dont il était l’amant. Cette année là il découvre aussi une passion pour la navigation, et c’est lors d’une course en bateau qu’il débarque sur les quais de La Rochelle et va prendre un verre au « Café de la Paix » qui va devenir, plus tard, son quartier général et qui sera le lieu central de son roman « Le Testament Donadieu ». C’est dans ce café, en 1939, qu’il apprend en écoutant la TSF la déclaration de guerre il commanda alors une bouteille de champagne, et faisant face à l’incompréhension des présents, il dit : « Au moins, celle-là, on est sûr qu’elle ne sera pas bue par les Allemands ! « .

En 1928, il entreprend un long voyage en péniche dont il tire des reportages. Il y découvre l’eau et la navigation, qui deviendra un fil rouge tout au long de son œuvre. Il décide en 1929 d’entreprendre un tour de France des canaux et fait construire un bateau, « l’Ostrogoth », sur lequel il vivra jusqu’en 1931. En 1930, dans une série de nouvelles pour Détective, écrites à la demande de Joseph Kessel, apparaît pour la première fois le personnage du commissaire Maigret.

En 1932, Simenon part pour une série de voyages et de reportages en Afrique, en Europe de l’Est, en URSS et en Turquie. Après une longue croisière en Méditerranée, il s’embarque pour un tour du monde en 1934 et 1935. Lors de ses escales il effectue des reportages, rencontre de nombreux personnages, et fait beaucoup de photos. Il en profite aussi pour découvrir le plaisir auprès des femmes sous toutes les latitudes.

Simenon après la guerre.

Il passe la Seconde Guerre mondiale en Vendée et entretient une correspondance avec André Gide.

En 1945, au sortir de la guerre, il part s’installer aux États-Unis, d’abord en Californie, puis en Floride et dans l’Arizona, avant de s’installer à Lakeville dans le Connecticut, dans une propriété nommée Shadow Rock Farm.

En 1952, il est reçu à l’Académie Royale de Belgique, et revient définitivement en Europe en 1955.

En 1972, il renonce au roman, mais n’en a pas fini avec l’écriture et l’exploration des méandres de l’homme, à commencer par lui-même, dans une longue autobiographie de 21 volumes.

Le suicide de sa fille Marie-Jo endeuille ses dernières années.

Simenon en chiffres.

Ses romans font référence à 1 800 lieux du monde entier, et donnent vie à plus de 9 000 personnages.

Il fut le premier romancier contemporain à être adapté dès le début du parlant avec La Nuit du carrefour et Le Chien jaune, parus en 1931 et portés à l’écran dès 1932.

Une citation de Georges Simenon :

« Nous sommes un peu comme des éponges qui aspirons la vie sans le savoir et qui la rendons ensuite, transformée, sans connaitre le travail d’alchimie qui s’est produit en nous. »

Alain Sheller.

La vie de Georges Simenon Festival 2008.

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