Expédition Tara Méditerranée : les premiers constats sont édifiants.

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Tara Méditerranée a fait escale dans 13 pays et parcouru 8.000 miles nautiques, soit 15.000 km. 2.300 échantillons de moins de 5 cm ont été prélevés.

Après avoir parcouru 15 000 kilomètres en Méditerranée de mai à novembre 2014, l’expédition Tara Méditerranée avait un double objectif : la recherche scientifique sur la pollution de microplastiques flottant en surface et la sensibilisation aux enjeux environnementaux liés à la mer.

Premiers constats :

La stratégie d’échantillonnage de l’expédition Tara Méditerranée était de prélever au large mais aussi près des côtes, près des embouchures de rivières et dans les ports afin d’étudier l’influence exercée par le milieu terrestre sur la pollution marine. À chaque station de prélèvements, des échantillons ont été collectés avec des filets spéciaux de surface. Les échantillons sont destinés à l’étude chimique du plastique, à l’analyse microscopique et l’étude de la colonisation du plastique ainsi qu’à l’étude de l’interaction entre le zooplancton (la base de la chaîne alimentaire marine) et le plastique.

Les analyses des échantillons débuteront en décembre 2014 et de premiers résultats sortiront à partir du printemps 2015. Mais les premiers constats de Tara Méditerranée sont édifiants ! Selon le directeur scientifique de Tara Méditerranée, Gaby Gorsky (CNRS/UPMC) et la coordinatrice scientifique de Tara Méditerranée Maria Luiza Pedrotti (OOV CNRS/UPMC), “Des fragments de plastique ont été trouvés à chaque relevé de filet et cela de l’ouest à l’est de la Méditerranée. Avec une concentration de plastique plus importante observée devant les grandes villes mais également avec des concentrations non négligeables en haute mer.” Le bateau a terminé sa mission, mais la science se poursuit, et les chercheurs doivent à présent s’atteler à l’étude des échantillons : quantifier et qualifier les plastiques, mais aussi déterminer leurs effets sur les organismes vivants.

A noter :

Cinq ateliers d’échanges ont été menés avec des acteurs locaux, experts et décideurs, dans le but de stimuler la coopération internationale et les projets sur place. Il est en effet urgent d’avancer vers des solutions comme l’assainissement des eaux, la gestion des déchets, l’innovation pour un plastique biodégradable, la promotion du tourisme durable, l’éducation ou la création d’Aires Marines Protégées. Un “Livre Bleu” qui sortira en mars tâchera de mettre en avant les initiatives et solutions locales et dressera un bilan des échanges menés lors de la mission Tara Méditerranée.

Pour info :

Du côté politique, la loi va interdire en France l’utilisation de sacs plastique à usage unique à partir de 2016.

Vidéo :

Après sept mois passés à étudier la pollution plastique en Méditerranée, les scientifiques de Tara (originellement nommée Antarctica puis Seamaster), sont rentrés à Lorient, le port d’attache de la goélette. En attendant les résultats des analyses des 2 300 échantillons collectés, découvrez dans ce film l’arrivée du bateau ainsi que les premiers constats, assez édifiants, des chercheurs (source vidéo : https://lejournal.cnrs.fr).

A savoir :

Depuis 10 ans Tara n’a cessé de travailler. La goélette a parcouru 300 000 kilomètres sur tous les océans et réalisé 10 expéditions pour étudier et comprendre l’impact des changements climatiques et de la crise écologique sur l’Océan, avec des résultats concrets.

Pour plus d’informations sur la goélette d’exploration Tara : http://oceans.taraexpeditions.org

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