États-Unis : deux chercheurs new-yorkais ont conçu un petit robot volant, qui s’inspire du déplacement des méduses.

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Deux chercheurs du laboratoire de mathématiques appliquées de l’Université de New-York ont conçu un petit robot volant, qui s’inspire du déplacement des méduses.

Après la compagnie allemande FESTO (firme industrielle allemande reconvertie dans la robotique), qui s’est inspirée des mouvements de la méduse pour fabriquer un objet volant dans les airs, baptisé AirJelly, c’est au tour de Leif Ristroph et Stephen Childress, qui, après avoir étudié le mouvement des insectes (notamment les libellules), se sont aussi inspirés du déplacement des méduses pour concevoir un nouveau type d’hélicoptère miniature qui «nage» dans l’air. Le fonctionnement de ce prototype a été présenté lors de la conférence Fluid Dynamics qui s’est tenue à Pittsburgh, aux Etats-Unis, le 24 novembre 2013, et détaillé tout récemment dans une publication parue dans le Journal of the Royal Society Interface.

La méduse fascine de longue date les ingénieurs par son mode de déplacement aussi sommaire qu’efficace.

Le minuscule hélicoptère pèse 2,1 grammes et mesure une dizaine de centimètres de hauteur. Il est doté de quatre ailes latérales qui lui permettent d’effectuer du vol stationnaire. Contrairement aux engins qui copient le mouvement des insectes ou du colibri et qui ont besoin de servomoteurs ou d’ailerons de stabilisation pour garder leur équilibre, ce minuscule hélicoptère reste parfaitement stable. Même lorsqu’il il se cogne, il reste bien vertical. Pour changer de direction, une seule des quatre ailes, en forme de pétale de fleur de 8 cm de hauteur, est activée.

La méduse volante n’en est pour l’instant qu’au stade du prototype de laboratoire, mais l’Université de New-York a déjà déposé un brevet pour protéger ce concept.

Le poids très léger du robot miniature a été obtenu grâce aux matériaux qui le composent : des fibres de carbone pour l’armature, des jointures en téflon, le revêtement de chaque aile composé d’un film en Mylar et un minuscule moteur de 1,1 g pré-assemblé avec une sorte de boîte de vitesse pour commander chaque aile. Mais ce faible poids est aussi lié à l’absence de batterie. Les deux chercheurs ont relié le moteur au moyen d’un minuscule câble électrique afin «d’explorer les mouvements des ailes et l’ascension (du drone) selon le voltage et la fréquence de battement».

Vidéo : prototype de la méduse volante.

A savoir :

Ces drones «pourront avoir un usage militaire, pour la surveillance par exemple, mais j’espère qu’on trouvera également des applications civiles», a indiqué Leif Ristroph à l’AFP. Il estime que ce dispositif pourrait par exemple être utilisé, sous forme d’essaim d’une centaine d’appareils, pour effectuer des mesures de pollution au-dessus des villes, ou des études météorologiques. Enfin, ce travail permettra peut-être d’aider à mieux comprendre le mode de propulsion des méduses qui peuvent rester stables dans l’eau malgré les courants. A suivre!

Source vidéo et article : http://www.lefigaro.fr

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