Dépistage après l’apparition de cas de bilharziose également connue sous le nom de schistosomiase, en Corse.

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Plusieurs cas groupés de bilharziose urogénitale ont été détectés en Corse par les autorités sanitaires nationales et régionales fin avril 2014.

 Plusieurs cas de personnes contaminées par la bilharziose, également connue sous le nom de schistosomiase, ont été signalés dernièrement en Corse aux autorités sanitaires. Elles auraient été infectées lors de baignades dans une rivière dans le sud de la Corse. Toutes les personnes qui se sont baignées l’été, entre 2011 et 2013, dans la rivière Cavu, en Corse-du-Sud, sont invitées à consulter leur médecin traitant après l’apparition de cas groupés de bilharziose urogénitale. La Direction générale de la santé (DGS) suit les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), consulté lorsque plusieurs cas ont été diagnostiqués fin avril chez des touristes français et allemands.

Le HCSP « recommande de pratiquer un diagnostic chez toutes les personnes exposées, c’est-à-dire ayant eu un contact cutané même bref avec de l’eau de la rivière Cavu », proche de Porto-Vecchio, de juin à septembre, indique un communiqué. Les personnes exposées devront consulter leur médecin mais sans caractère d’urgence, car les complications ne surviennent qu’à long terme, précise la DGS.
Le dépistage se fera par une simple prise de sang et un traitement antiparasitaire par voie orale en une prise sera prescrit si le résultat s’avère positif.

Par ailleurs, sans traitement, « les larves peuvent persister des années dans l’organisme et entraîner des complications », indique la DGS. Un arrêté préfectoral pris ce lundi interdit toute baignade ou immersion partielle dans le cours d’eau Cavu sur les communes de Conca et Zonza. Pour rappel, la bilharziose est une maladie parasitaire qui se traite et dont on guérit.

Pour info :

La bilharziose est une maladie parasitaire due à un ver plat hématophage, le schistosome. Chaque année, ce parasite contamine quelques 200 millions de personnes à travers le monde, principalement dans les zones tropicales et sub-tropicales. Avec plus de 200.000 morts par an, il s’agit de la seconde maladie parasitaire la plus répandue après le paludisme.

Vidéo : Jean-Jacques Coiplet, Directeur général de l’ARS de Corse.

A savoir :

L’alerte a été donnée fin avril par le Pr Antoine Berry, chef du service de Parasitologie-Mycologie au CHU de Toulouse qui a détecté huit cas dans la région toulousaine d’anciens vacanciers ayant fréquenté un camping proche de la rivière Cavu depuis l’été 2011. Interrogé par l’AFP, il précise que cinq autre cas de bilharziose, chez des vacanciers ayant séjourné dans la même région en 2013, ont par ailleurs été signalés en Allemagne.

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