Checkmate Seaenergy "Anaconda", un serpent pour produire de l’énergie propre.

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L’Anaconda, un serpent en caoutchouc produisant de l’énergie à partir des vagues.

Projet :

Baptisés « Anacondas », ces nouveaux équipements pourraient bientôt fleurir le long des côtes britanniques. Chaque appareil, appelé « Anaconda », peut mesurer plus de 180 mètres de long. L’aAaconda est fait d’un tube de caoutchouc capable de produire un mégawatt d’énergie. L’objectif est d’en placer plusieurs le long de la côte, où ils flotteront sous la surface de l’eau, pour être exploités. L’entreprise Checkmate qui a plus de 27 ans d’expérience, affirme qu’un groupe de 50 Anacondas pourra générer assez d’électricité pour alimenter 50 000 foyers à bas prix. A Gosport dans le Hampshire, une version de 9 mètres d’un « Anaconda » est actuellement testée par QinetiQ dans une piscine de 275 mètres. Cette piscine peut simuler la force et la fréquence des vagues de l’océan, auxquelles les appareils seront confrontés en mer. Checkmate espère pouvoir tester les appareils grandeur-nature dans l’océan d’ici 3 ans, et déployer le long des côtes les premiers « Anacondas » pour une production commerciale d’ici 2014.

Procédé :

Les vagues produisent un courant d’eau qui passe dans le tube par pulsions, comme le sang dans une artère, emmagasinant de l’énergie pour actionner une turbine située dans le prolongement du tube. L’électricité générée par la turbine sera capturée et acheminée vers le rivage par des câbles. De plus petites versions de l’appareil pourraient être localisées le long de fermes éoliennes au large, où ils pourraient alors utiliser des connections déjà existantes pour transmettre l’électricité vers la terre ferme. Le professeur Rainey, à l’origine de cette invention, l’un des principaux experts du Royaume-Uni sur les structures en mer flottantes, qui possède un ensemble unique de pratiques et théoriques du savoir-faire dans ce domaine, déclare qu’il s’agit d’une nouvelle génération de machines productrices d’énergie.

Production :

L’Anaconda est fait de caoutchouc, un matériau naturel résistant et demandant peu d’entretien. Le directeur de Checkmate, Paul Auston, pense que l’Anaconda permettra au Royaume-Uni d’atteindre les objectifs de l’UE qui sont de produire 15 % d’énergies renouvelables d’ici 2020. « Ce que nous offrons à travers Checkmate est une nouvelle technologie non visible. Sous l’eau, elle n’est pas si intrusive et elle est faite de matériaux naturels » annonce M. Auston. Son entreprise est confiante et pense qu’elle sera capable de développer ce produit de façon à ce qu’il soit abordable et compétitif, par rapport à d’autres énergies renouvelables, telle que l’énergie éolienne.

Vidéo présentation de l’Anaconda.

Source de l’article : http://www.yelomart.com / http://www.maxisciences.com

6 COMMENTAIRES

  1. Très intéressant que les systèmes utilisant l’énergie de la mer voient petit à petit le jour sur les tables de nos politiques, mais ceci ne doit pas nous faire perdre de vue un simple bon sens, pilier du véritable Développement Durable : allons nous polluer aussi nos océans et nous interdire l’accès de milliers de m² de surface marine ?

    Cet Anaconda ne serait-il pas mieux placé sur les fonds marins, loin de toute nuisance à cet espace de liberté utilisé par l’humanité ?

    Les courants sous-marins ne représentent-ils pas des sources d’énergie bien plus régulière que les vagues de surfaces, qui restent liées à la météo et son comportement aléatoire ?

    nb: le blog a l’air de fonctionner un peu plus vite que ces derniers jours, merci !

  2. @Guy Capra. Bonjour, bien sûr les mouvements de la mer sont une source inépuisable d’énergie comme en témoigne l’énergie maréemotrice. Il existe aussi un prototype de turbine sous-marine, appelé « Eolienne sous-marine » transformant l’énergie cinétique des marées en électricité, qui sera installé bientôt dans la Manche.
    Quant à la France, elle planifie et intensifie actuellement le développement de l’éolien en mer.
    Votre réflexion sur l’Anaconda mérite un débat, car plusieurs choses sont à prendre en compte: coût de fabrication, installation, entretien, production… Amicalement. Alain Sheller

  3. Oui Alain, et surtout ne jamais perdre de vue le simple bon sens. L’humanité nous a hélas habitué bien des fois à s’emballer dans une phénomène de « même » sans trop réfléchir.

    Des parcs éoliens d’édifices gigantesques, qu’ils soient marins ou terriens, représentent de toutes façon une nuisance indéniable, et ne pas réfléchir à une autre solution en négligeant ce que nous avons hélas constaté par l’expérience est politiquement irresponsable.

    Une question : les petites éoliennes australiennes qui fonctionnent sans défaillance et en donnant toute satisfaction depuis des décennies ne seraient-elles pas une réponse au problème, tout simplement ?
    Pourquoi ne pas imaginer des parcs éoliens de centaines de ces petits engins, plutôt que de quelques immenses unités qui coûtent, gênent, et font prendre des risques ?

    Mes 2cts sur la question…

    nclt,
    Guy

  4. @Guy.C’est une volonté politique et citoyenne, le progrès et les consciences sont en marche comme le montre le dernier sondage Ifop, où une large majorité de Français (60%) est favorable au développement des petites éoliennes dans les grandes villes. En Autriche, par ex l’énergie d’une nouvelle génération de petites éoliennes de 3, 5, 10 et 20 kW sont ou seront disponibles à partir de 15.000 euros, elles devraient être amorties en huit à dix ans pour une durée de vie d’environ 30 ans. L’Australie (à prendre et à laisser) envisage la création de 25 réacteurs d’ici 2050 pour sa production électrique. Elle détient 24% des réserves mondiales d’uranium. Bon vent. Alain Sheller

  5. Merci pour ces infos, Alain.
    Je parlais de l’Australie non pas pour l’exemple écologique, mais simplement pour décrire ces petites éoliennes que tout le monde connaît grâce aux films de cinéma… Et je ne suis pas anti-nucléaire non plus, ne vous inquiétez pas 😉
    Mais par contre il est toujours utile, dans un emballement général et un enthousiasme communicatif, de rappeler un zeste de bon sens populaire. Ceci n’est jamais destructeur, alors que le contraire peut l’être, parfois.
    Bon vent à vous aussi ! 😉

  6. @Guy Capra.Pas de problème Guy pour moi, c’est toujours un plaisir de communiquer et d’apporter une réponse dans la mesure de mes moyens.J’aime bien votre conclusion,c’est ce qu’on appelle une ouverture d’esprit participative.Au plaisir de vous lire, portez vous bien. Alain Sheller.

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