Bernard Lavilliers « Causes perdues et musiques tropicales », entre propos sombres et musiques ensoleillées.

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Bernard Lavilliers marque profondément, le patrimoine de la chanson francophone.

Actuellement en concert à L’Olympia Bruno Coquatrix (Paris 09), du 5 au 13 mars 2011, Bernard Lavilliers, nous présente à travers ce vingt-huitième album « Causes perdues et musiques tropicales », un voyage engagé, entre désillusions, et métissages musicaux, qui s’inscrit dans la veine de ses plus grands classiques. Première « Victoires de la musique, album de chansons 2011 », après 40 ans de carrière, Bernard Lavilliers, auteur, compositeur interprète, s’est souvenu de sa conversation avec le Président Français, à l’heure de donner un titre à son nouvel album.

En effet  « Un jour, François Mitterrand avait invité quelques artistes à l’Élysée, dont Renaud et moi. Il m’avait demandé : « Et vous, Bernard, que faites-vous en ce moment ? » Je lui avais répondu : « Comme d’habitude, je chante les causes perdues de Paris, de New York, des rives nord de la Méditerranée et de quelques ailleurs pittoresques, sur des musiques tropicales« .

Toute une confrérie de musiciens du voyage et ami de Bernard Lavilliers ont participé à ce nouvel album, enregistré dans le studio Ferber, à Paris : Mino Cinelu, Fred Pallem, David Donatien, Georges Baux, Cyril Atef, Seb Martel, Juan José Mosalini, mais aussi des percussions afro (shekere, reko reko, djembe), latines (congas, cajon), un cavaquinho capverdien ou des guitares sebene congolaises…

Clip ci-dessous :

C’est la voix éraillée de Bonga qui ouvre cet album (Angola). Le chanteur angolais (une star en Afrique, au Brésil, au Portugal, et dans les Caraïbes), mêle ses complaintes au récit de Bernard Lavilliers, qui décrit « le blues d’Angola mineur et solitaire ».

Vidéo : Lavilliers/Bonga « Angola », issue de l’album 2010.

A savoir :

Né le 7 octobre 1946 à Saint-Étienne (Loire), c’est en 1972 que sort son premier album, « Les poètes », puis vient « Les Stéphanois » et « Les Barbares », à l’issue duquel il obtient un véritable succès populaire en 1976. Chanteur engagé de gauche, mêlant habilement rock, chanson et influences latines, Bernard Lavilliers s’éclipse pour des voyages en Jamaïque et aux Etats-Unis dans les années 80. Comme Gainsbourg, grand orchestrateur du métissage de la chanson française à d’autres genres, Lavilliers étoffe ses musiques et sort notamment le tube « Stand the Ghetto », issu de l’album « O Gringo ». En 2004, il poursuit sa belle carrière avec l’album « Carnet de bord », enregistré à plusieurs endroits à Kingston (Jamaïque), à Memphis (États-Unis) et Paris, et le DVD « Escale au Grand Rex » en 2005, puis « Samedi Soir à Beyrouth », en 2008, et enfin, il  rendra hommage à son mentor Léo Ferré dont le DVD est parut en 2009.

Dates et concerts 2011 de Bernard Lavilliers ici

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