Banque mondiale : vagues de chaleurs extrêmes, et élévation du niveau de la mer.

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Selon le président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim (photo ci-dessus) « si nous n’agissons pas suffisamment contre le changement climatique, nous risquons de léguer à nos enfants un monde radicalement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui ».

La Banque mondiale (parfois abrégée BM) qui regroupe deux institutions internationales (BIRD) et (AID, ou IDA), a publié un rapport la semaine dernière à Washington mettant en alerte sur les conséquences du réchauffement climatique qui toucherait la plupart des régions les plus pauvres du monde.

Cette étude élaborée pour la Banque mondiale par l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK) et par Climate Analytics, révèle que le climat pourrait se réchauffer et la température moyenne mondiale pourrait augmenter de 4 ° C d’ici 2100, et que nous nous dirigeons vers un monde marqué par des vagues de chaleurs extrêmes, une diminution des stocks alimentaires mondiaux, une disparition de la biodiversité et une élévation du niveau de la mer.

Le rapport indique notamment que le niveau des mers a augmenté plus rapidement ces deux dernières décennies. Une augmentation qui serait perçue dans de nombreuses régions tropicales du monde. Ce phénomène est en partie dû à la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. La banquise arctique a également atteint un record minimum en septembre 2012, toujours selon le rapport.

« Il est encore tôt, mais certains petits États insulaires et des communautés côtières commencent déjà à rechercher sérieusement des solutions », a affirmé Erick Fernandes, codirecteur de l’équipe d’experts internationaux de la Banque mondiale sur l’adaptation au changement climatique. « La nécessité de s’adapter face au changement climatique va s’exacerber, sachant que la population mondiale devrait atteindre les 9 milliards d’habitants en 2050. »

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Ce rapport nous fait prendre conscience que la volatilité climatique actuelle influe sur tout ce que nous faisons, a indiqué Rachel Kyte, vice-présidente de la Banque mondiale chargée du développement durable (photo : siège de la Banque mondiale à Washington).

Et enfin, si la température moyenne mondiale venait à augmenter de 4° C, de nombreuses populations souffriraient de vagues de chaleurs extrêmes. Les habitants de la région méditerranéenne subtropicale, d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient certaines parties des États-Unis pourraient voir leurs températures estivales mensuelles augmenter de plus de 6° C.

Le rapport indique également que les zones touchées par la sécheresse passeraient du taux actuel de 15,4 % des surfaces cultivées à environ 44 % d’ici 2100. Les régions les plus touchées dans les 30 à 90 prochaines années seront probablement le sud de l’Afrique, les États-Unis, l’Europe du Sud et l’Asie du Sud, indique le rapport. En Afrique, l’étude prédit que 35% des terres cultivées deviendront impropres à la culture.

A noter :

La Banque Mondiale et le Fonds monétaire international ont tous deux été créés suite à la conférence de Bretton Woods en 1944, et ouvrent la voie de l’institutionnalisation de l’aide internationale.

Vidéo : la Banque mondiale donne libre accès à ses ouvrages et son savoir.

A savoir :

La Banque mondiale qui regroupe deux institutions internationales (Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (AID, ou IDA), créées pour lutter contre la pauvreté en apportant des aides, des financements et des conseils aux États en difficulté, a doublé les prêts pour l’adaptation au changement climatique l’an dernier et prévoit d’intensifier ses efforts pour soutenir les initiatives des pays pour réduire les émissions de carbone et promouvoir une croissance verte et intelligente qui prendrait en compte ces changements.

La Banque gère en outre les 7,2 milliards de dollars que totalisent les Fonds d’investissement climatiques dans 48 pays et qui génèrent 43 milliards supplémentaires d’investissements dans les technologies propres et les capacités de résistance au changement climatique.

Source de l’article : http://www.jolpress.com

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