
Une des trois équipes liées au projet, a disposé d’une embarcation à moteur permettant la mise à l’eau et la récupération du voilier.
Reprenant les principes du premier, baptisé Microtransat, l’Iboat II, un mini voilier manœuvré par un système d’intelligence artificielle et autonome pour son énergie, a navigué sans dommage, en Méditerranée pendant deux jours, franchissant ainsi un record de 108 km (Saint-Cyprien au Cap d’Agde soit 100 miles), a annoncé vendredi l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE).
Ce drone naval propulsé grâce aux énergies solaires et éoliennes, de 2,4m de long doté d’un mât-aile tournant, a réalisé un parcours préétabli entre Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) et le large du Cap d’Agde (Hérault), louvoyant, changeant de cap, virant de bord de lui-même en fonction des vents. En 50 heures, le petit navire auto redressant, a parcouru “108 km de manière complètement maîtrisée, et sans aucune intervention, et a réussi une vitesse de pointe à 3,5 noeuds.
Les débouchés pour ce robot voilier :
Les océanographes pourraient être intéressés par ce type de drone pouvant porter des appareils de mesure pesant quelque 50 kilos pour des études de surface en haute-mer sur des longues durées (température de l’eau, salinité, pollution…), ou pour suivre l’évolution d’un milieu, selon ses concepteurs.
Prochaine étape :
Pour valider les capacités d’autonomie et de fiabilité de leur Iboat II, ils envisagent déjà l’an prochain de lui faire traverser l’Atlantique, a affirmé le professeur coordinateur du projet à l’ISAE, M. Brière. Rappelons enfin, que la mise en œuvre de ce projet a pu avoir lieu grâce au précieux soutien et financement de l’ISAE et de la fondation ISAE. Ce projet à l’étude depuis environ 10 ans, est l’aboutissement du travail d’une cinquantaine d’étudiants des formations “ENSICA” et “SUPAERO”.
A noter :
ENSICA et SUPAERO : issu en 2007 du rapprochement de SUPAERO (1909) et de l’ENSICA (1945), l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE) est une référence mondiale de la formation et de la recherche dans le domaine spatial, aéronautique, et systèmes connexes.
Vidéo : Première navigation de l’Iboat II (30 juin 2010).
A savoir :
Sa mission est téléchargée depuis Toulouse et éventuellement modifiée en temps réel par une liaison satellite. Son calculateur embarqué calcule en permanence le cap à suivre pour rallier les points successifs de sa mission. Un système d’intelligence artificielle prend les décisions de réglages de voile et du gouvernail ainsi que les décisions de virements de bords lorsqu’il doit progresser contre le vent. Iboat II utilise le potentiel infini du vent pour se propulser et du soleil pour générer le peu d’électricité nécessaire aux systèmes embarqués.
Pour en lire un peu + : http://websites.isae.fr






