Historique :
Les Pays-Bas, avec 16,5 millions d’habitants, le pays le plus densément peuplé de l’Union Européenne après Malte, avec 400 habitants par kilomètre carré, est particulièrement concerné par la montée du niveau des eaux, provoquée par le changement climatique. Une étude de l’Organisation de Coopération et Développement Économique (OCDE) montre que les dix villes les plus menacées, d’un point de vue économique, par la montée des eaux, se trouvent aux Pays-Bas, aux États-Unis et au Japon.
Le grand visionnaire, qui était Jules Verne, né à Nantes en 1828, écrivait en 1885 dans L’île à hélice : “Qui sait si la Terre ne sera pas trop petite un jour pour ses habitants, dont le nombre doit atteindre plus de six milliards en 2072. Et ne faudra-t-il pas bâtir sur la mer, alors que les continents seront encombrés ».
Suite à un rapport :
En 2009, selon l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, le niveau de la mer devrait monter de 85 cm au cours des cents prochaines années. La nouvelle politique, développée à la suite des inondations et crues, vise à redonner de l’espace à l’eau, à vivre avec l’eau au lieu de lutter contre elle.
Le pays a donc choisi de mettre en place un politique de conquête des espaces « perdus à la mer ». Dans ce contexte, l’expérience des maisons flottantes est promue comme une piste sérieuse. Sur le plan technique, il existe différents systèmes : des maisons montées sur vérins, qui accompagnent le mouvement de l’eau, des maisons « péniches » aménagées, ou encore d’autres, sans attache fixe et totalement indépendantes des terres. D’un point de vue écologique, ce mode de logement pourrait s’avérer intéressant, s’il intègre divers outils d’intégration au paysage, minimise ses consommations de ressources (dont l’énergie) et ses impacts sur la biodiversité (choix de l’emplacement): ex. toitures végétalisées, circuit d’eau fermé (eau usagée / eau potable), recours aux énergies renouvelables.

Il existe bien sûr une multitude de concepts et de réalisations concrètes, ici des maisons flottantes.
L’architecture de demain sera-t-elle aquatique :
Pour cela, les architectes rivalisent d’ingéniosité pour décliner ce concept sous différentes formes, avec comme objectif principal le respect de l’environnement. De la « maison-bateau autonome », équipée de panneaux solaires et d’un système de recyclage des eaux usées à la « maison amphibie » construite sur le sol mais capable de s’élever au rythme de la montée des eaux tout en restant connectée à la terre pour son alimentation en électricité et son accès aux égouts, les projets se multiplient dans le pays….
Un nouveau mode de vie :
* Les premiers habitants se sont installés en 2008. Les maisons reposent sur des caissons de béton flottants et sont fixées à deux piliers solidement plantés dans l’eau qui assurent leur stabilité tout en leur permettant de suivre les variations du niveau de l’eau. Elles sont reliées à la terre ferme et raccordées au gaz, à l’électricité et à l’eau par des appontements. «Vivre dans cette maison me procure un sentiment de liberté.
J’ai l’impression d’être toujours en vacances», s’enthousiasme Rik Uijlenhoet en faisant visiter sa demeure de 175 mètres carrés sur trois niveaux, dont les grandes baies vitrées donnent sur l’eau grisâtre du lac. «On ne sent pas qu’on est sur l’eau: cela se devine seulement quand le lustre du salon bouge», assure ce pilote de ligne de 43 ans, qui vit là avec sa femme et ses trois enfants.
Selon Rik Uijlenhoet, il aurait été «quasiment impossible» pour lui de faire construire pareille maison sur la terre ferme: «le prix du terrain est plus cher qu’une parcelle d’eau».
Au total, sa maison lui a coûté 600.000 euros, soit 3.500 euros le mètre carré, alors que, selon M. van Namen, les prix peuvent grimper jusqu’à 7.000 euros le mètre carré dans le centre d’Amsterdam. Ce prix comprend celui de la parcelle d’eau de 160 mètres carrés, donnée en concession pour 130.000 euros par la ville, pour une durée de 50 ans renouvelable.À terme, l’Ijmeer accueillera environ 170 maisons flottantes, qui seront entourées de 18.000 nouveaux logements en cours de construction sur des îles artificielles.
*Source de l’article : Martine Pauwels, Agence France-Presse Amsterdam.
Vidéo les architectes rivalisent d’ingéniosité.
A savoir :
Au Pays-Bas d’autres municipalités, comme Almere, sur la rive est de l’Ijmeer, et Leeuwarden, dans le nord, se sont également lancées dans l’expérience des maisons flottantes.
Les catastrophes majeures qui ont marqué les Pays-bas:
La dernière catastrophe majeure remonte en février 1953. En effet, un raz-de-marée conjugué à une tempête de nord-ouest déferla sur le sud-ouest des Pays-Bas. Les digues de Zélande et des îles de la Hollande-Méridionale se rompirent et, dans la nuit du 31 janvier au 1er février, plus de mille huit cents personnes et des milliers de bêtes périrent noyées, 150 000 ha de terres disparurent sous les flots.
En 1993 et 1995, de nouvelles inondations eurent lieu aux Pays-Bas, qui ne firent certes aucune victime, mais occasionnèrent d’énormes dégâts matériels. Cette fois-ci l’eau ne venait pas de la mer, mais de l’arrière-pays. En 1995, gonflés par les eaux de fonte et de fortes pluies, le Rhin et la Meuse sortirent de leur lit et plus de 250 000 personnes durent être évacuées. Immédiatement après cette catastrophe, fut mis au point le plan Delta des grands fleuves, qui prévoyait de redonner plus d’espace aux grands fleuves et de rehausser de nombreuses digues.








VILLAGE FLOTTANT DURABLE,
la france a lancé un programme unique en Europe de reflexion et conception du VILLAGE IDEAL mixte (terrestre et flottant), qui doit repondre aux questions qui se posent pour l’avenir : montée des eaux, autonomie energetique, mixité sociale, mobilité, developpement durable, valorisation du tourisme et des loisirs grâce aux équipements et hébergements flottants. IDDIL (innovation & design durables dans l’industrie et les loisirs) est la plus importante initiative européenne de développement des hébergements d’équipements, loisirs et de tourisme flottants et terrestres. IDDIL est un programme qui promeut le développement durable et le respect du patrimoine.
Cette initiative a ete primée au TROPHEES DU DESIGN STRATEGIQUE 2010 et notre pme au sein de ce groupe de design-architecture-reflexion-conception-construction : TWHB (fabricant de structures flottantes& nautiques) utilise les concepts d’éco-conception dans sa démarche de fabrication et de design de ses bâtiments écologiques : GITE sur l’eau, HOTEL FLOTTANT, MAISON FLOTTANTE, BUNGALOW FLOTTANT, RESTAURANT GASTRONOMIQUE FLOTTANT, BASE NAUTIQUE.
IDDIL lance son village idéal et flottant en utilisant ces concepts et autres biens d’équipements et services périphériques.
Références : IDDIL/ http://www.ONDINE-FR.COM / http://www.TWHB.biz /ARIST RENNES http://www.bretagne-innovation.tm.fr/innover/etudes_de_cas/fiche.php?etude_de_cas_id=62
Pourquoi les municipalités des villages inondés lors de la tempête Cinthia en Charente-Maritime ,l’année dernière, ne s’intéressent-elles pas à ce type de projet, ce qui éviterait le déracinement des victimes.