Les deux principaux ports de pêche de Loire-Atlantique (44), la Turballe (presqu’île de Guérande), qui s’est spécialisé dans les poissons pélagiques (sardines, anchois, chinchards), et Le Croisic (à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Saint-Nazaire), qui s’est taillé une solide réputation de pêche de langoustines vivantes, rougets, crevettes et soles, autrefois concurrents, font désormais affaires communes.
Depuis le 1er janvier 2011, les deux sites éloignés d’une douzaine de kilomètres seulement sont en effet gérés par une seule et même entité : la société d’économie mixte « Loire-Atlantique, pêche et plaisance », créée par le Conseil Général.
L’enjeu étant de sauver les deux criées; confrontés à une sérieuse baisse d’activité et de revenus, les anciens gestionnaires des deux ports (la mairie de la Turballe et la CCI) avaient décidé de jeter l’éponge. Le regroupement sous une même structure, vise donc, aujourd’hui, à sauver les deux criées et à tenter de les rendre plus attractives. « L’intérêt est de mutualiser les moyens et certaines dépenses afin de réaliser d’importantes économies », explique le nouveau directeur Max Pailladin. Pour séduire davantage d’acheteurs, les deux criées vont aussi développer l’informatisation et la vente à distance. “Toutes les criées qui ont pris ce virage-là se portent mieux”. En effet, aujourd’hui, les mareyeurs ne se déplacent plus dans chaque port mais achètent à distance sur quatre voire cinq criées à la fois.
Si les pêcheurs du Croisic sont “sceptiques”, le comité des pêches de la Turballe, lui, veut “croire au regroupement” . “Mais ça ne changera rien au problème des quotas qui sont insuffisants : 80 % du poisson français est importé”, déplore-t-il. (Source de l’article Frédéric brenon sur : http://www.20minutes.fr).
Vidéo : Les criées du Croisic et de La Turballe sont désormais gérées par une seule et même structure afin de sauver l’activité de la filière en Loire Atlantique.
A savoir :
Les bateaux de pêche omniprésents, et leur va-et-vient incessant témoignent de l’intense activité de ces deux ports, qui n’échappent pas à la crise. La Turballe a débarqué 7600 t de pêche en 2010 contre 1700 t pour le Croisic. Les deux ports accusent des baisses de tonnages de 40 % et 35 % depuis 2002. Près de 300 pêcheurs sont enregistrés à la Turballe et une centaine au Croisic. L’activité emploie plus de 1200 personnes.
Source de la vidéo : http://www.lepost.fr







