Mis à l’eau à Marseille en juin 2010, ce voilier de série long de 12 mètres construit par le chantier naval RM de la Rochelle, est équipé d’un moteur électrique alimenté par une pile à combustible, à hydrogène développée par le CEA Liten. Grenoble. Particulièrement propre donc, ne consommant que de l’hydrogène et ne rejetant que de l’eau, il permet de faire des mesures de la pollution en mer, et de l’air, qui ne sont pas perturbées par des gaz d’échappement.
Après avoir réalisé une première série de mesures au début du mois de juillet 2012, entre Fos-sur-Mer et Marseille, ce voilier pas comme les autres, baptisé Zéro CO2 a commencé ce mercredi une seconde série dans les calanques entre Marseille et Cassis. Le voilier effectuera également des mesures sur les rails maritimes, dans le sillage des ferries, et à 50 milles nautiques au large des côtes.
AirPACA, l’organisme régional de surveillance de la qualité de l’air (avec l’Université de Provence) s’est associé à l’équipe qui teste ce prototype expérimental, mis au point par un laboratoire du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à l’université Joseph-Fourier de Grenoble, pour mener durant un mois, une série de mesures sur les concentrations, en oxyde d’azote (NO et NO2) et en ozone (O3), au large de l’agglomération marseillaise.
A noter :
Selon une étude de la Confédération européenne des industries nautiques (Ecni), les bateaux de loisirs représentent seulement 1 % de la pollution marine, telle que les rejets d’hydrocarbures, le bruit ou la gestion des eaux usées. Par comparaison, près de 80 % de la pollution est due aux activités terrestres. Néanmoins, les pollutions d’origine nautique posent problème car elles se concentrent sur les littoraux et dans les zones déjà très fréquentées. En outre, elles se produisent sous forme de pics saisonniers.
Les motorisations électriques à forte autonomie, alimentées par des piles à combustible, permettraient de réduire l’impact environnemental des bateaux. C’est le sens des travaux du Commissariat à l’énergie atomique et de l’université Joseph Fourier Grenoble I, concepteurs du bateau scientifique Zéro CO2.
Vidéo (ci-dessous) :
“L’objectif est de sensibiliser et d’interpeller les plaisanciers sur la pollution en mer”, explique l’ingénieur Pierre Kermen, skipper du voilier Zéro CO2. Sur ce bateau expérimental, l’énergie est fournie par une pile à combustible avec trois réserves d’hydrogène. La réaction chimique entre l'hydrogène et l'oxygène produit l’électricité qui alimente l'hélice, le chauffe-eau et l'eau chaude nécessaire à la vie à bord. Zéro CO2 n’émet pas de gaz à effet de serre puisque l'hydrogène est un gaz non polluant à l'usage. En revanche, l’hydrogène nécessite beaucoup d'énergie lors de sa fabrication.
Pierre Kermen cherche donc à produire de l'hydrogène « vert », via une station de photovoltaïque (avec des panneaux solaires) et de l’eau. « Si tout se passe bien, nous serons prêts d'ici deux à trois ans ». Source de l’article “Émission de solutions, 18 février 2011“.
A savoir :
Pour en lire + : http://www.zeroco2sailing.com
En lien à cet article : http://www.allboatsavenue.com






Chargement



0 Commentaires
Soyez le premier à laisser un commentaire.