
Porte-avions nucléaire de nouvelle génération, le Charles de Gaulle emporte 40 avions de combat capables d'effectuer une centaine de missions aériennes chaque jour.
Construit en 1987 au chantier naval DCN à Brest, le navire de guerre Français Charles de Gaulle a d’abord vu sa construction ralentie à plusieurs reprises par des aléas financiers et des défauts de conception, notamment un sur-poids de 4000 tonnes et un pont d’envol trop court, jusqu’à son lancement officiel, en 1994. Depuis son admission en service actif en 2001, le bâtiment a ensuite essuyé toute une série d’avaries. La plus connue reste toutefois celle survenue quelques mois plus tôt lors d’essais au large de la Guadeloupe, où la cassure d’une pale de l’hélice bâbord l’a contraint à regagner Toulon. Indisponible depuis l’été 2007 pour une opération de maintenance et le renouvellement de son combustible nucléaire, le bâtiment français a repris la mer en décembre 2009.
A noter :
Ces grands travaux ont représenté un investissement de 300 millions d’euros et 2,4 millions d’heures de travail pour 1600 personnes œuvrant jour et nuit. Depuis, le porte-avions a navigué 234 jours et totalise 4321 catapultages et 52.138 miles nautiques, a rappelé le Sirpa.
Le porte-avions nucléaire “Charles de Gaulle” :
Fleuron de la marine française, ce bâtiment de 40 000 tonnes, peut catapulter et recevoir des avions de 15 à 25 tonnes dans des conditions météorologiques difficiles. Deux catapultes propulsent en 75 m les avions à une vitesse de sortie de plus de 260 km/h. Elles permettent l’envol d’un avion toutes les 30 secondes, et d’une pontée massive de 20 avions en moins de 12 minutes. Des installations aviation performantes : un pont d’envol de 12 000 m2, soit 40% plus grand que celui du porte-avions FOCH, des ateliers d’entretien des avions, 2 ascenseurs d’une capacité de levage de 40 tonnes, capacité d’emport de 40 aéronefs, 3000 m2 de carburéacteurs.
Le porte-avions Charles de Gaulle est le premier bâtiment de surface de la Marine Nationale à être équipé d’un système de propulsion nucléaire. Le bâtiment est pourvu de 2 chaufferies nucléaires développant une puissance de 83 000 ch et une énergie électrique de 16 MW équivalente à la consommation en électricité d’une ville de 20 000 habitants. Elles autorisent une vitesse de déplacement de près de 22 noeuds permettant la mise en œuvre des aéronefs dans toutes les conditions de vent. Le porte avions, peut embarquer un équipage d’ environ 2000 hommes.
Une organisation performante et novatrice de la vie à bord :
Une logistique alimentaire centrée autour de 2 cuisines servant 4000 repas par jour, une cafeteria et 4 carrés accueillant l’équipage pour les repas et les périodes de repos, un hôpital autonome de 16 lits, équipé de 2 blocs chirurgicaux, des conditions de vie améliorées (insonorisation, conditionnement de l’air, décoration).

Le porte-avions est l'élément essentiel du groupe aéronaval qui peut se déployer à la vitesse de 1000 km par jour.
Caractéristiques :
Longueur : 261,5 mètres (hors-tout).
Maître-bau : 64,36 m (pont) – 31,5 m (flottaison).
Tirant d’eau : 8,5 m
Tirant d’air : 66,5 m
Déplacement : 42 000 tonnes à pleine charge.
Propulsion : Deux réacteurs nucléaires à eau pressurisée K15, 2 hélices.
Puissance : 83 000 ch (61 000 kW)
Vitesse : 27 nœuds (50 km/h)
Rayon d’action : illimité – 45 jours de vivres.
Armement :
4 x lance-missiles SYLVER (MBDA Aster 15)
2 x Sadral
8 x Mistral
8 x canons Giat 20F2 (20 mm)
4 mitrailleuses (12,7 mm)
Actualité :
Le porte-avions a retrouvé son port d’attache toulonnais le 21 février après quatre mois de mission dans l’Océan Indien.. En novembre dernier, le Charles-de-Gaulle quittait la rade de Toulon pour la mission Agapanthe : le groupe aéronaval a participé à des exercices avec les forces saoudiennes, émiraties et indiennes; de lutte contre la piraterie au large de l’Afrique; d’appui des forces de la coalition déployées en Afghanistan. Selon les sources, le porte-avions Charles-de-Gaulle a appareillé dès aujourd’hui pour intervenir dans la guerre de Libye.
En effet, parti du port de Toulon (France), ce dimanche 20 mars 2011, à 13 heures 40, le Charles de Gaulle, seul porte-avions déployés dans le cadre de la résolution 1973, va prendre part à l’opération Odyssey Dawn (aube de l’odyssée), et croisera lundi au large des côtes libyennes, ce qui permettra un survol permanent de la Libye par les avions de chasse français. En outre, Le porte-avions sera escorté notamment par trois frégates, l’une anti-sous-marine, Le Duplex, l’autre antiaérienne, Le Forbin, une troisième multimissions, l’Aconit. Ces bâtiments assureront la veille autour du Charles-de-Gaulle. Le Charles-de-Gaulles sera aussi accompagné par un pétrolier ravitailleur, La Meuse. Ce navire de soutien transporte du carburant pour les avions (pas pour le porte-avions qui est nucléaire) et des munitions. L’ensemble devrait être placé sous la protection d’un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA).
Vidéo “Charles de Gaulle” cap sur la Libye.
A savoir :
Il y a encore quelques mois, la décision de construire un second porte-avions n’était pas d’actualité, en tous cas, pas avant 2012, selon l’ancien Ministre de la Defense, Hervé Morin, «non pas parce que c’est l’élection présidentielle, mais parce que c’est le moment où la France devra se déterminer en fonction des entretiens et des périodes de maintenance du porte-avions» actuel.
Source de l’article : http://www.armees.com
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