“La Lune” un trois mâts coulé en 1663, au large de Toulon,...

“La Lune” un trois mâts coulé en 1663, au large de Toulon, serait l’une “des plus belles épaves au monde”

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La seule image connue de « La Lune » est ce dessin réalisé vers 1690 par l’artiste toulonnais Pierre Puget (navire de gauche) intitulé “Représentation de trois vaisseaux avec les marques de leurs dignités”.

En remplacement de l’Archéonaute, un navire qui n’était plus utilisable en mer depuis 7 ans, le nouveau bateau de fouilles archéologique français hyper sophistiqué, baptisé André Malraux, du nom de l’écrivain et ministre des Affaires culturelles qui, en 1966, décida de la création du DRASSM (Département de Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines), se rendra à partir du premier octobre sur le site de l’épave de La Lune à la sortie de la rade de Toulon, au sud-ouest de la pointe de Carqueiranne.

Historique du bateau amiral du roi Soleil :

Le 15 mai 1993, au large de la presqu’île de Giens, au sud de Carqueiranne, le Nautile (sous-marin de l’Ifremer) découvre par 90 mètres de profondeur une épave. C’est un véritable Pompéi sous marin, disent les spécialistes. Le début d’une des plus étonnantes aventures de l’archéologie marine, une machine à remonter le temps jusqu’au 6 novembre 1664, date du naufrage de ce trois mats. Cette épave s’appelle « La Lune », c’était le fleuron de la Marine Royale de Louis XIV, un navire qui connut bien des côtes et des batailles avant de sombrer avec son équipage de 800 hommes, comme un bloc de marbre ! Et puis on l’oublia, jusqu’au printemps 1993, date de sa renaissance.

Le Drassm, un des meilleurs services d’archéologie sous-marine du monde dépendant du ministère de la culture (c’est une spécificité française !), envoyait des plongeurs en eau peu profonde. Dorénavant et notamment pour fouiller La Lune gisant à 90 m (une profondeur accessible uniquement par des plongeurs avertis et qui ne permet pas de travailler longtemps au fond), les chercheurs du Drassm se sont équipés de robots guidés par un fil ou bien autonomes, que l’Ifremer a mis au point.

Bref, un travail passionnant de quatre ou cinq ans attend les archéologues du Drassm. En attendant, afin de protéger ce trésor historique, la préfecture maritime a pris un arrêté interdisant toute plongée sur le site.

Vidéo : l’IFREMER découvre en 1993, l’épave La Lune.

A savoir :

De retour en France, toute la flotte de la campagne d’Afrique est envoyée en quarantaine à l’île de Porquerolles par le Parlement de Provence à cause de la peste. Le vieux trois-mâts La Lune qui était arrivé en renfort à Djidjelli le 22 octobre se trouvait déjà en piteux état et mal radoubé prenait l’eau dès son départ de Toulon. Le vaisseau mal réparé se disloque, s’ouvrant en deux, et coule à pic dans la rade de Toulon, en face des îles d’Hyères, avec à son bord les dix premières compagnies du régiment de Picardie. Plus de 700 hommes périssent noyés, parmi eux le général de la Guillotière, l’un des deux maréchaux de camps du comte de Gadagne durant l’expédition.

Une centaine de rescapés parvient à regagner le Port-Cros, mais abandonnés sur cet île déserte de 7 km2, ils meurent tous de faim. Le capitaine du navire qui est un chevalier de Malte, le commandeur de Verdille (âgé de 80 ans) et Antoine Bœsset de La Villedieu (aide de camp du général de la Guillotière) s’en réchappent tous les deux à la nage. Il n’y aurait que 24 rescapés au naufrage.

En 1993, l’épave de La Lune a été découverte gisant par 90 m de profondeur par l’IFREMER. L’année suivante, Marie-Chantal Aiello a réalisé un documentaire pour France 3, La Lune et le Roi Soleil. (Source : http://fr.wikipedia.org).

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