Amarré actuellement dans le port de Nantes (Loire-Atlantique), ce trois-mâts de l’aventurier et écrivain Patrice Franceschi, avait dû interrompre en Mai 2010 en Guyane, sa mission d’exploration scientifique “Terre-Océans”, des grands fleuves du continent sud-américain, organisée dans le cadre du Grenelle de la mer.
En effet, selon son capitaine Patrice Franceschi, qui avait reçu du gouvernement, une lettre de mission signée de l’ancien ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, Jean-Louis Borloo, disait ne jamais avoir reçu les 500.000 euros promis par l’Etat pour financer cette mission sur les grands fleuves du continent sud-américain.
Le ministère de l’Environnement, alors dirigé par Jean-Louis Borloo, avait fermement démenti cette accusation, et assurait n’avoir jamais promis une telle somme. Ce défaut de paiement serait donc, à l’origine de toutes ces difficultés financières.
La mesure de saisie du bateau a été décidée le 13 décembre 2010, en raison d’un impayé de TVA de 66.783 euros. Suite à cela, outre les 66000 euros dus au fisc, le montant total des dettes immédiatement exigibles de la goélette (banques, assurances, frais de Ports…) s’élève approximativement à 500.000 euros.
A noter :
La goélette “La Boudeuse”, a été estimé à 2 millions d’euros par les assureurs.
Vidéo : Sauvons “La Boudeuse”.
A savoir :
Selon le cabinet de Mme Kosciusko-Morizet, celle ci a conseillé à Patrice Franceschi “d’accompagner sa demande de gel de la procédure en cours, de nouvelles pièces, et notamment de documents signés par des nouveaux partenaires, montrant leur intérêt pour le bateau et ses éventuelles futures missions.” Affaire à suivre…
Retrouvez l’article lié “La boudeuse arrête sa mission scientifique, faute de financements suffisants” ici








Le grenelle de la mer…
nous avons eu un superbe cocktail à Lorient il y a un an1/2, avec Borlo0 en video sur grand écran. Tellement occupé, le seigneur, le mentor, le messie, qu’il ne pouvait rendre visite quelques heures à un des bassins maritime les plus actifs de France et même du monde sur certaines spécialités.
Il avait toutefois mis les petits plats dans les grands pour organiser une messe à la gloire de … lui même en fait.
Le Grenelle de la mer fut une tournée française de valorisation de sa personne, sur fond d’échange de bonnes intentions, et surtout supporté par des festivités gargantuesques. Le buffet était parfait, bien que légèrement désorganisé du à l’affluence de petits politicars et administratifs de toutes les strates de nos institutions qui voulaient se rincer à l’occasion.
La subtilité de l’évènement allait jusqu’à exposer – et promouvoir – deux bateaux de plaisance électriques sur le parvis du bâtiment qui nous recevait. Bonjour l’avenir écologique de la mer, résumé à deux pauvres barques avec des moteurs électriques au fond. Très fort!
Mon mauvais esprit à repris le dessus et j’ai largué les amarres de ces rivages fangeux, totalement dégouté de ce que quelques menteurs avaient fait de mes impôts et de ma bonne volonté : une ode à la gloire de quelques personnalités douteuse et une débauche d’huitres, vin blanc et autres petits fours. J’ai eu honte de ce pays et de ses dirigeants, et maintenant de son administration.
Les 500kE de la Boudeuse ont été dépensés à Lorient, et beaucoup plus, à organiser une sauterie entre personnalités bien pensantes, l’élite… Cette même élite qui maintenant va saisir le bateau. La boucle est bouclée : ainsi ils pourront payer une partie de ce tour de France du Grenelle, ou pas d’ailleurs.