
La baleine blanche ou dauphin blanc, appelés le plus souvent Béluga.
La Baleine blanche.
La couleur blanche et l’absence de nageoire dorsale constituent les principaux traits distinctifs du Béluga, comme l’indique son nom scientifique Delphinapterus leucas, qui se traduit par « dauphin blanc sans aile ».
Le Béluga,, grand cétacé de l’océan Arctique, appelé également baleine blanche, possède le répertoire vocal le plus varié de toutes les baleines. Le nom Béluga ou Bélouga, vient du mot russe “beloye” qui signifie blanc.
Cet animal social peut atteindre 5m de long, il est plus grand que la majorité des dauphins mais bien moins que les autres baleines. Les mâles adultes sont généralement plus grands que les femelles, et peuvent peser jusqu’à une tonne et demie (femelles aux alentours de la tonne).
Les Bélugas nouveau-nés, appelés familièrement « veau », mesurent environ 1,50 m de long pour un poids de 80 kg. Il est difficile de confondre ce cétacé avec un autre à taille adulte : il possède une crête dorsale, résultat de l’atrophie d’un aileron, et est entièrement blanc, à l’inverse des jeunes Bélugas qui sont gris. De même, sa tête ne ressemble à celle d’aucun autre cétacé : la zone frontale est souple et en forme de bulbe. Le Béluga est d’ailleurs capable de “gonfler” son front en envoyant de l’air dans ses sinus. Enfin, contrairement aux autres cétacés, ses vertèbres cervicales ne sont pas soudées, impliquant une certaine flexibilité du cou qui lui permet de déplacer sa tête latéralement.

La femelle peut mesurer jusqu'à 5 mètres de long et peser 1000 kilogrammes.
La saison des amours se situe en hiver et au tout début du printemps. Les mères donnent naissance à un unique petit, au cours du printemps suivant la période de gestation d’une durée de quinze mois.
Ce mammifère marin nage relativement lentement et se nourrit majoritairement de poissons : anguille, capelan, lançon, morue, saumon, aiglefin et certains poissons plats mais également des céphalopodes (pieuvres, calmars…) et des crustacés (crabes, crevettes…).
L’habitat du Béluga est compris entre 50° N a 80° N, dans les eaux Arctiques et Subarctiques. Il existe également une population isolée depuis 7000 ans, qui vit dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent et dans la rivière Saguenay autour du village de Tadoussac au Québec.
La population globale des Bélugas s’est stabilisée aux environs de 100.000 individus. On estime qu’il y a 40.000 individus en mer de Beaufort, 25.000 dans la baie d’Hudson, 18.000 dans la mer de Behring et 28.000 dans les eaux arctiques canadiennes. La population de l’estuaire du Saint-Laurent est estimée entre 500 et 1.000 individus.
Les activités humaines, une menace pour l’espèce.
La pollution humaine qui se déverse dans les rivières a une incidence significative sur la santé des populations vivant dans les estuaires. Les cas de cancers rapportés sur des individus (27% de la population des Bélugas) du Saint-Laurent semblent se stabiliser. Les Bélugas de cette zone ont d’ailleurs le corps, tellement truffé de contaminants, que leurs carcasses sont considérées comme déchets toxiques. Toutefois, l’impact à long-terme de la pollution sur le devenir de cette population est inconnu.
Vidéo Béluga et son maitre plongeur.
A savoir :
Le Béluga a été décrit en 1776 par Peter Simon Pallas, un zoologiste russe, d’origine allemande.
Les Bélugas sont, parmi les premières espèces, à avoir été élevés en captivité. Le premier Béluga fut exhibé au Barnum’s Museum de New York en 1861. Aujourd’hui, le Béluga est l’une des rares espèces de cétacés que l’on rencontre dans les aquariums d’Occident.
Le Béluga est également appelé baleine blanche ou canari de mer, en relation avec les étranges cris et sifflements qu’il pousse.
Anecdote :
Le 18 mai 1966, un Béluga solitaire appelé Moby remonta le cours du Rhin sur 400 kilomètres, ne regagnant la mer que presqu’un mois plus tard, le 16 juin 1966.
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