
Isabelle Autissier à la barre d' ADA 2, un voilier de 15 mètres, gréé en sloop.
Historique :
Isabelle Autissier est devenue en 1991 la première femme à boucler un tour du monde en solitaire à la voile. Elle est navigatrice du grand large, femme de mer, écrivain, ingénieure agronome, chroniqueuse à la radio, vice-présidence du Grenelle de la mer et figure au sein du Conseil consultatif des TAAF, les Terres Australes et Antarctiques Françaises.
Elle fait partie également de la Fondation de France et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme et des parrains de Futura-Sciences. La navigatrice à multiples étiquettes vient d’ajouter une nouvelle casquette à sa collection en devenant présidente de la branche française du WWF, le « World Wide Fund » l’une des premières organisations mondiales de protection de l’environnement, qu’on ne présente plus.
Actualité :
Isabelle Autissier a pris la mer le 3 janvier d’Ushuaïa, pour sa quatrième expédition. “Dans ce projet, nous allons descendre si possible jusqu’à 69 degrés Sud et aborder l’île Pierre Premier. Dans cette région de la péninsule antarctique, les cartes ne sont pas justes. C’est de la navigation à vue, en quasi permanence au milieu des icebergs…“. C’est le « No Man’s Land Project », une expédition-aventure de deux mois et demi, aux confins du monde, pour laquelle Isabelle Autissier a pour équipiers des marins-alpinistes : les navigateurs Tristan Guyon Le Bouffy et Jacques Marty, le glaciologue-himalayiste Patrick Wagnon, Lionel Daudet, l’alpiniste professionnel spécialiste des sommets perdus et Mathieu Cortial, aspirant guide, pisteur secouriste. L’équipage va longer par l’ouest la péninsule Antarctique, le voilier servant de camp de base pour des ascensions de sommets vierges, jusqu’à l’île Pierre Premier où les montagnards espèrent pouvoir gravir le pic Lars Christensen. Une expédition mer-montagne donc, qui comprend plus de 10 semaines de navigation à travers les glaces.

Le but, laisser au skipper une marge minimale de 30 secondes pour engager une manoeuvre d'évitement.
ADA 2 embarquera une version simplifiée du système de détection d’OFNI :
ADA 2 est un voilier de 15 mètres, gréé en sloop. Sa coque en aluminium lui permet de s’engager dans la glace légère sans encombre. Construit en France, sur plan Joubert, il a été remanié pour être adapté aux navigations polaires. Pour cette quatrième expédition, il embarquera une version simplifiée du système de détection d’OFNI dont le monocoque Safran était équipé pendant le Vendée Globe 2008. Pour le tour du monde, en solitaire et sans escale, Marc Guillemot bénéficiait d’une caméra infra-rouge en tête de mât reliée à un système d’écran et d’alarmes qui permettait d’identifier des objets de taille réduite (2x2m) dont la température est différente de celle de l’eau. Là, Le système sera confronté au grand froid et à des icebergs de toutes tailles.
Objectif du groupe Safran :
L’expédition d’Isabelle Autissier permettra d’obtenir des images indispensables, « et nous remercions Isabelle pour son aide précieuse », précise le chef de projet. Isabelle Autissier confirme : « nous ne nous servirons pas du détecteur d’OFNI pour notre navigation, mais nous ferons régulièrement des enregistrements de 5 minutes qui seront ensuite exploités par Safran. Pour Isabelle, c’est une façon d’aider à faire avancer cette technologie puisqu’elle vise à améliorer la sécurité des marins en mer. »
Le but :
Laisser au skipper une marge minimale de 30 secondes pour engager une manœuvre d’évitement. Cette expédition permettra de fiabiliser le prototype en cours et d’achever la mise au point du système pour le Vendée Globe 2012/2013. D’autres applications pourraient aussi être envisagées hors course au large, comme par exemple la recherche de naufragés, la détection d’objets flottants.
Comment ça marche ?
Une micro-caméra infrarouge de quelques dizaines de grammes est installée en haut du mât de Safran. Conçue pour des conditions extrêmes, elle est protégée par un petit hublot avec dégivrage intégré pour les frimas du Grand Sud. Cette caméra est capable de repérer tout objet de 2 X 2 m, n’ayant pas la même température que l’eau. De minuscules gyroscopes permettent d’enregistrer les mouvements du bateau et de la caméra pour stabiliser les images. Un calculateur analyse cette image et la retransmet au skipper sur un moniteur vidéo dans l’habitacle, le système étant relié à des alarmes visuelles et sonores. Opérationnel de jour comme de nuit, l’ensemble peut détecter un OFNI jusqu’à 800 mètres du bateau, et avec un angle de dix degrés de chaque côté de son axe de progression.
Vidéo Expédition Georgia Sat 2007, Isabelle Autissier et Lionel Daudet.
A savoir :
L’Antarctique est un continent essentiel à l’humanité. Terre encore vierge de toute exploitation, il n’y flotte aucun drapeau. Dernier territoire découvert, il a été le théâtre de navigations inouïes. Décrétée réserve de science et de paix, l’Antarctique est le seul morceau de notre planète géré par la communauté internationale.
Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines Aérospatial (propulsion, équipements), Défense et Sécurité. Implanté sur tous les continents, le groupe emploie 54 500 personnes pour un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros en 2008. Composé de nombreuses sociétés, le groupe Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2008 un investissement de 1,2 milliard d’euros.
Visitez le site du groupe Safran : http://www.safransixty.com
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