
L’énergie photovoltaïque est intarissable, c’est une solution propre, renouvelable et non émettrice de CO2.
Une centrale solaire géante pour 2012 :
La filiale de l’électricien français EDF EN, a annoncé ce week-end, elle implantera, sur le site de l’ancienne base aérienne 136 à Toul (Meurthe et Moselle), « la plus grande centrale photovoltaïque à ce jour ». D’ici à 2012, 140 hectares de panneaux solaires seront installés sur 415 des 522 hectares de l’ex-emprise militaire, désaffectée depuis 2004.
Cette centrale géante, d’une puissance de 143 MW (soit l’équivalent de la consommation de plus de 62 000 habitants), mobilise un investissement, entièrement supporté par EDF Energies nouvelles, de 434 millions d’euros.
« Une telle friche industrielle est rare. Nous avons immédiatement saisi l’opportunité de nous y implanter », explique Jean-Marc Dall Aglio, chargé de mission auprès du président d’EDF EN. Il souligne que cet espace, libéré par la Défense, ne trouvait pas d’acquéreur et au fil du temps tendait à se dégrader. C’est pourquoi il a été facile de trouver une forme de mise à disposition avantageuse pour les deux parties.
Le site est loué par l’Etat à EDF EN, dans le cadre d’un bail emphytéotique de 22 ans, pour un loyer annuel de plus de 1 million d’euros. Au terme de cette période, et à défaut de renouvellement, l’exploitant s’engage à démanteler le parc et à en recycler les panneaux.
Le permis de construire devrait être déposé d’ici à l’été pour permettre le démarrage des travaux au dernier semestre 2011 et une mise en service courant 2012. Confié pour une grande partie à des entreprises régionales, le chantier devrait employer 150 personnes pendant deux ans.
« Ensuite, nous installerons une base de maintenance, générant une quinzaine d’emplois, qui aura une vocation régionale. Elle interviendra sur les futures installations que nous serons amenés à construire dans les prochaines années, et nous ferons des offres de services à d’autres opérateurs. Les effectifs pourraient ainsi être amenés à croître », assure Jean-Mars Dall Aglio.
L’exploitation, pour une vingtaine d’années, de la centrale générera des retombées financières, essentiellement par le versement de taxes, pour les collectivités locales à hauteur de 1,4 million d’euros par an.
L’électricité produite sera vendue à EDF dans le cadre des nouveaux tarifs différentiels dernièrement définis par le gouvernement. Le site toulois, situé dans une région moins ensoleillée que le sud de la France, bénéficiera ainsi d’une majoration de 17 % sur le tarif de base.
« Ce projet a mûri pendant les négociations en vue de l’éventuelle implantation de l’américain First Solar, projet de création d’une usine de fabrication de panneaux photovoltaïques, qu’accompagnait EDF EN », rappelle Nadine Morano, secrétaire d’Etat en charge de la famille et de la solidarité et élue régionale. « First Solar, qui aurait généré 400 emplois, nous a échappé au bénéfice de l’Aquitaine, pour des raisons techniques alors que la région figurait dans la short-list. Mais les liens noués avec la filiale énergies nouvelles d’EDF nous ont permis de conduire ce projet qui entre dans le cadre des actions en vue de la revitalisation du bassin de Toul après la fermeture de l’usine Kléber, dont les deux tiers des salariés ont aujourd’hui retrouvé une activité », insiste la secrétaire d’Etat.
L’implantation de la centrale photovoltaïque sera accompagnée par la création d’une maison des énergies renouvelables, d’un pôle de mémoire historique de la base aérienne (des petits hangars abriteront des expositions d’avions) et par le reboisement d’une grande partie du site, offrant ainsi un potentiel de développement touristique. Source de l’article Pascal Ambrosi « L’Usine Nouvelle ».
Comment ça marche ?
Un panneau photovoltaïque ou module est composé de sortes de « briques » appelées cellules photovoltaïques, formées de couches de silicium. Lorsque les photons (particules composant le rayonnement solaire) rencontrent la surface d’une cellule PV, ils transmettent leur énergie aux électrons de cette dernière qui en se déplaçant créent un courant électrique continu qui est ensuite transformé en courant alternatif par l’onduleur afin d’être réinjecté dans le réseau de distribution.
Les avantages de l’électricité solaire photovoltaïque sont multiples :
C’est une source d’énergie non polluante, et modulaires, et ses composants se prêtent bien à une utilisation innovante et esthétique en architecture. Elle permet également d’offrir l’électricité à des populations qui ont difficilement accès au réseau électrique, et qui plus est, sa maintenance est aisée.
A noter : En une heure, l’énergie solaire captée par la terre pourrait suffire à couvrir les besoins énergétiques mondiaux… pendant un an !
Vidéo Conférence de Presse First Solar – EDF 2009.
A savoir :
EDF Energies Nouvelles, filiale à 50% d’EDF, est actif sur les technologies solaires thermiques et photovoltaïques depuis 1990 dans les DOM. Le solaire photovoltaïque est devenu en 2008 une nouvelle priorité aux côtés de l’éolien. EDF EN est présent sur deux marchés : les centrales solaires de grande puissance au sol ou sur toitures industrielles, et le solaire réparti, qui concerne les petites unités sur les toitures des bâtiments (activité menée via la filiale EDF Energies Nouvelles Réparties).
En 2008, EDF EN a mis en service ses premières réalisations significatives, dont la plus grande centrale solaire de France à Narbonne. L’entreprise poursuit le développement d’un portefeuille de projets de plus de 2 000 MWc dans plusieurs pays, en France, Italie, Espagne, Grèce, Canada et Etats-Unis.
Pour en savoir plus : http://www.edf-energies-nouvelles.com






