Apprendre les noeuds marins.

Apprendre les noeuds marins.

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Dans la tradition maritime, l'apprenti marin doit connaître l'art des nœuds appelé «matelotage».

Historique :

L’expérience nous enseigne qu’il n’est pas absolument nécessaire de connaître des centaines de combinaisons de nœuds pour faire face à toutes les situations où un cordage est mis en œuvre à bord  d’un  bateau.

Dans le domaine maritime, le futur marin se doit de connaître l’art des nœuds encore appelé «matelotage».

Cela lui sera utile entre autre pour relier deux cordages entre eux, pour fixer une aussière (amarres d’un bâtiment), ou sur une bitte d’amarrage, pour récupérer et hisser à bord un homme tombé à la mer, pour fixer un pavillon ou tout simplement pour orner les bâtiments.

Les nœuds courants sont répartis en trois grandes familles :

Les nœuds d’arrêt, pour finir un cordage, pour éviter que celui-ci ne file par une poulie, pour alourdir en son extrémité ou pour un amarrage d’urgence.

Les nœuds d’ancrage ou d’amarrage, pour fixer un cordage à un support fixe ou non.

Les nœuds de jonction (d’ajout) pour attacher deux cordages entre eux.

Le nœud coulant.

C’est le nœud à boucle coulissant le plus simple qu’il soit possible de faire. Il peut aussi servir de nœud de blocage. Ce nœud extrêmement simple mérite la plus grande considération, en effet sa vertu première est l’économie.

Le nœud de capucin.

Le nœud de capucin. On raconte qu’à l’origine, les moines, d’où son nom, l’utilisaient pour orner leur ceinture, et s’en servaient pour s’auto-flageller. Essentiellement décoratif, ce nœud d’apparence toute simple est plus difficile à réaliser qu’il n’y paraît. Mal réalisé, on obtient vite un amas de nœuds irrégulier et inélégant.

Le nœud de chaise simple.

Pour le nœud de chaise simple, Il est conseillé de former une large ganse, afin de bien la différencier de la boucle qui deviendra le nœud lui-même.Pour bloquer le nœud de chaise, il ne faut pas le tresser à nouveau mais un nœud d’arrêt type pêcheur Double est obligatoire, sinon il y a un risque de glissement. Son coefficient de rupture est de 52%.

Le nœud de chaise en double.

Le nœud de chaise double sur son double est une variante du nœud de chaise avec deux boucles. Il est très utile lorsqu’on a besoin de hisser quelqu’un en hauteur pour réaliser un travail. Le nœud de chaise double sur son double présente deux boucles qui ne coulissent pas du tout, même pas entre elles.

Le nœud de halage.

Le nœud de halage est souvent très utile en navigation, puisqu’il permet à plusieurs personnes de s’atteler sur la même corde. Ce nœud tire son nom de ce qu’il servait autrefois au halage des péniches.

Le nœud en huit.

Le nœud de huit, est le nœud d’arrêt par excellence, car même s’il a été écrasé contre une poulie ou un filoir d’écoute, il est très facile de le dénouer.

Le nœud de pêcheur.

Le nœud de pêcheur se compose de deux demi nœuds. Il est reconnu comme le plus sûr de tous les nœuds. Il se destine à mettre bout à bout deux cordages, qu’il s’agisse de fines lignes de pêche ou de grosses amarres. On peut, dans certaine mesure, l’utiliser avec deux cordages de sections et de raideurs différentes.

Le nœud de Carrick.

Le nœud de Carrick est le plus élégant des nœud, Il est d’ailleurs souvent utilisé en ornement. Il convient pour joindre deux cordages de diamètres similaires ou légèrement différents, mais il est également adapté pour les câbles en acier et autres cordages très raides ou les cordages de très gros diamètres.

Le nœud Zeppelin, ou nœud de Rosendahl.

Le nœud Zeppelin, ou nœud de Rosendahl, est une des meilleures manières de réunir deux cordages. C’est un nœud d’une solidité à toute épreuve, inventé spécialement pour amarrer les dirigeables du même nom.

A savoir :

A l’origine, un gabier était un matelot spécifiquement affecté à travailler dans la mâture aux manœuvres et à l’entretien du gréement (mâts, vergues, voiles, manœuvres courantes et dormantes…) . Sur les voiliers anciens, leur nombre était très important, du fait des très grandes surfaces de toile. Ne se mélangeant pas au reste de l’équipage, il n’était pas rare, lorsque le temps était beau, qu’ils dorment même dans les hunes. La difficulté du métier, les risques, la longueur des voyages, l’arrivée des navires à vapeur ont fait que les marins acceptant d’être gabiers sont devenus de plus en plus rares au long du XIXème siècle.

Je tiens à remercier les auteurs et les acteurs des vidéos, qui m’ont permis d’animer cette page.

A .Sheller

5 COMMENTAIRES

  1. Je dois vous présenter des excuses Alain SHELLER pour avoir massacré votre nom dans le message que je vous
    ai adressé vers midi , aujourd’hui .
    Plus tard , j’apprendrai à faire des noeuds !
    KENAVO

  2. [...] Apprendre les noeuds marins. | All Boats Avenue Historique : L’expérience nous enseigne qu’il n’est pas absolument nécessaire de connaître des centaines de combinaisons de nœuds pour faire face à toutes les situations où un cordage est mis en œuvre à bord d’un bateau. [...]

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